Le protocole de la 35ème America’s Cup (enfin) dévoilé

Après plusieurs mois de retard, le defender Oracle Team USA a dévoilé le protocole de la prochaine Coupe de l’America hier.

Toutes les informations n’y figurent pas, notamment le plan d’eau sur lequel sur déroulera la compétition.

Les principaux points du protocole :

  • La 35ème America’s Cup se déroulera en 2017
  • Un circuit de 3 ans de régates sera mis en place, de 2015 à 2017 :
    • entre 6 et 8 America’s Cup World Series, en AC45, en 2015 et 2016, les résultats de ces régates compteront pour la phase qualificative de l’America’s Cup. Les AC45 pourraient être équipés de foils
    • Deux phases de qualification en 2017, sur les AC62 : l’America’s Cup Qualifiers series avec tous les teams inscrits, les quatre meilleurs teams accéderont alors à l’America’s Cup Challenger Playoffs, qui se jouera en 5 manches gagnantes sur un format : demi-finales, finale. Cette dernière étape permettra de déterminer le challenger qui affrontera Oracle en finale de la Coupe, toujours en 7 manches gagnantes.
    • si le challenger vainqueur des playoffs a remporté les series qualificatives, il débutera la finale de l’America’s Cup avec un point.
    • Renouvellement des Youth America’s Cup, avec au moins deux événements, en dehors du cadre de régates de l’America’s Cup, l’intégralité de l’équipage devra avoir la nationalité de son équipe
  • Confirmation du catamaran AC62, à aile rigide et mené par 8 équipiers, utilisé à partir de 2017, le defender Oracle pourra construire 2 bateaux, les challengers un seul. Des modifications sur les catamarans sont possibles : 20% pour les coques, 50% pour les bras.
  • Les coques des AC62 devront être construites dans le pays représenté par le défi, possibilité de construire deux ailes par équipe, et 6 paires de « dérives-foils ».
  • Le range de vent pour lancer une régate se situera entre 5 et 25 noeuds
  • Introduction d’une règle de nationalité : au moins un équipier ayant la nationalité de l’équipe pour les America’s Cup World Series sur AC45, au moins 2 équipiers sur les 8 pour les régates en AC62 à partir de 2017.
  • Les inscriptions à la compétition doivent se faire entre le 9 juin et le 8 août 2014, les équipes ayant des financements devraient donc rapidement se dévoiler (Luna Rossa, Artemis racing, Team New Zealand, Team Australia, Ben Ainslie Challenge semblent quasi certaines, reste des inconnues dont le Team France)
  • Les AC62 ne devront pas être mis à l’eau plus de 150 jours avant le début des phases qualificatives, à l’exception deuxième bateau du défenseur, qui ne pourra être lancé au plus tôt  que 30 jours avant les Qualifications. Le Defender ne pourra pas naviguer avec ses deux catamarans jusqu’au terme des America’s Cup Qualifiers series.

Les critiques commencent à poindre concernant le protocole, notamment sur le fait que les challengers peuvent avoir des difficultés à vendre un projet à leurs sponsors sans connaitre le plan d’eau des régates.

Le defender se donne jusqu’au 31 décembre pour annoncer celui de la Finale de la Cup et jusqu’au 15 février 2015 pour déterminer celui qui accueillera à la dernière phase de qualification précédant l’America’s Cup.

Par ailleurs le coût d’une campagne est critiqué, les équipes devront investir dans des études de conception et la construction  des AC62, sans être assurées de participer au dernier.

L’avantage du defender est également criant, les challengers ne pourront construire qu’un bateau, Oracle en lancera deux, s’assurant un net avantage en cas de casse ou de chavirage.

Le protocole de la 35ème America’s Cup (enfin) dévoilé

Franck Cammas remporte la Little America’s Cup

Franck Cammas et son équipier Louis Viat ont survolé la Little America’s Cup courue cette semaine. Ils ont très largement dominé les régates en flotte du début de semaine, avec 7 victoires sur 9 manches courues, et ce quelque soit les conditions de vent ils se sont donc facilement qualifiés pour la finale de ce championnat du monde de Class C.

Seul l’équipage n°1 d’Hydros, qui alignait deux bateaux, a pu  donner un peu de fil à retordre à l’équipage français.

La finale avait débutée jeudi avec deux manches courues, les français surclassaient leur adversaire dans tous les domaines (départ, vitesse, manoeuvres), les suisses avaient pourtant adapté certaines modifications vues sur Groupama, comme l’aile basculante afin de combler leur déficit de vitesses, ce qui n’a pas été suffisant, puisqu’ils perdaient les deux manches. Vendredi le comité annulait les régates suite à des vents supérieurs à 20 noeuds.

Samedi malgré des rafales à 30 noeuds, le comité lançait tout de même une manche, Billy Besson et Jérémie Lagarrigue, l’équipage d’Hydros se lançaient sur le plan d’eau, après avoir coupé la partie haute de leur aile dans la nuit, pour réduire la puissance de celle-ci. LE team Groupama préférait ne prendre aucun risque et suivait la progression de leur adversaire depuis la terre, le duo suisse attaquait malgré l’absence d’adversaire et chavirait, endommageant gravement leur aile et laissant le titre à Franck Cammas par forfait.

Jérémie Lagarrigue : « Je crois que nous avons été un peu trop incisifs, Groupama n’était pas sur le parcours, et nous aurions dû faire la course doucement, sans aucune prise de risque. Mais nous sommes dans un état d’esprit qui consiste à tout donner, pour ne rien regretter et défendre nos couleurs avec fierté. C’est une erreur qui coûte cher, et nous sommes déçus. Nous avons démontré beaucoup de choses, et nous en avons appris bien plus. Nous allons désormais faire le bilan de notre parcours, et en tirer des enseignements qui seront très précieux pour l’avenir. Car l’aventure va continuer, c’est sur! »  

Franck Cammas : « Cette victoire dans la petite Coupe, c’est celle de toute une équipe qui travaille ensemble depuis quinze ans pour les plus anciens. C’est aussi celle de Groupama qui nous supporte activement. A nous d’aller plus loin, plus haut, ensemble, d’être prêts à aller défier les américains sur la grande Coupe. En gagnant ici, nous avons prouvé que notre design team et notre bureau d’études étaient à la hauteur de l’enjeu. Merci à eux. ».

Louis Viat (équipier) : « En arrivant à Falmouth, nous étions plein d’incertitudes car nous ne nous étions jamais comparé. Rapidement, nous avons constaté notre supériorité en cap et en vitesse. Dans ces conditions, c’est plus facile de gagner les régates. Et en plus, Franck a été impérial. Comme d’habitude ».

Martin Fisher (membre du Design Team) : « Groupama C était nettement supérieur à ses concurrents. Statistiquement, il y avait la même différence qu’entre un Hobby Cat 16 et un Formule 18 soit près de 20% en plus. Comme dans tous ses projets, Franck à cette capacité à aller plus loin, à tirer le meilleur de son équipe. Il est incroyable ! »

Le skipper de Groupama espère que cette expérience lui permettra de convaincre des partenaires pour le suivre sur la prochaine édition de la Coupe de l’America.

Franck Cammas remporte la Little America’s Cup

Combien de challengers pour la Louis Vuitton Cup ?

La Louis Vuitton Cup, compétition permettant de désigner le challenger de la Coupe de l’America, aura lieu dans moins d’un mois ; trois challengers sont inscrits : Emirates Team New Zealand, Luna Rossa et Artemis Challenge, si la participation des équipes néo-zélandaise et italienne est assurée, celle des suédois est source de nombreuses rumeurs.

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Le defender américain Oracle Team USA espérait remettre l’America’s Cup au sommet des compétitions véliques, le circuit préparatoire des America’s Cup World Series devait permettre la préparation des différentes équipes pour la compétition, mais la crise économique a fait son chemin et sur les dix équipes ayant pris part à aux ACWS depuis 2011, seule trois peuvent prétendre prendre part à la LV Cup.

Le choix du catamaran AC72 avec une aile rigide a rehaussé l’aspect technologique et nivelé l’avance qu’avaient certaines équipes lorsque la coupe se courrait en monocoque, malgré tout les budgets ne sont pas moindres et la mise en oeuvre des bateaux s’est révélée difficile (manutention, deux chavirages, nécessité d’une équipe technique conséquente), le pari du defender est donc loin d’être atteint, Russell Coutts CEO d’Oracle a d’ailleurs concédé qu’à l’heure actuelle leur choix se porterait sur un multicoque plus petit.

Les différents teams ont revu leurs programmes initiaux, même pour le Defender américain qui n’a encore jamais navigué avec ses deux bateaux pour simuler une course, Luna Rossa engagé de dernière minute n’a qu’un seul catamaran, copie du premier exemplaire du bateau néo-zélandais.

Quelques séances d’entrainements ont eu lieu entre ETNZ et Luna Rossa, et entre Oracle et Artemis, si les néo-zélandais semblent à l’aise, la confrontation entre américains et suédois avaient mis en évidence un gros déficit pour le bateau d’Artemis. L’équipe avait alors entrepris un gros chantier sur l’AC72, mais après sa remise à l’eau celui-ci n’était toujours pas capable de « foiler ».

Puis la tragique disparition d’Andrew Simpson, dans le chavirage du premier AC72 suédois il y a un mois, a suscité de nombreuses remises en question au sein du team ; certains équipiers ne souhaitant pas poursuivre l’aventure.

La préparation de l’équipe est également problématique, les autres challengers et le defender totalisent un plus grand nombre de jours de navigation (55 pour ETNZ, 50 pour Luna Rossa et 44 pour Oracle Team USA, seulement 36 pour Artemis), qui plus est le second bateau n’a toujours pas été mis à l’eau et l’aile qui devrait être grée sur la plate forme n’est à priori pas encore opérationnelle, tous ces éléments rendent la participation de l’équipe suédoise à la Coupe Louis Vuitton aléatoire.

La structure même du second catamaran AC72 du team s’avère d’après les rumeurs proche de celle du premier, or les causes du chavirage n’ont pas été rendues publiques, et il pourrait s’agir d’un problème structurel ou de conception de plate forme.

Les seuls éléments optimistes pour une participation des suédois sont quelques photos postées sur les réseaux sociaux où l’on peut découvrir des éléments d’accastillage sur la seconde plate forme, et la reprise des navigation sur un des AC45 équipé de foils aujourd’hui, ainsi que la présence des tenders suédois sur l’eau lors des entrainements des autres équipes en lice pour la Louis Vuitton Cup.

La défection de l’équipe serait assez catastrophique en terme d’image pour l’America’s Cup après une 33ème Coupe qui s’était limitée à deux régates.

Combien de challengers pour la Louis Vuitton Cup ?

Première sortie du 2nd AC72 du defender Oracle Team USA

L’équipe détentrice de la Coupe de l’America a sorti de chantier son second catamaran AC72, qui disputera l’America’s Cup en septembre, le dessin des coques semble être une évolution d’USA 17 (1er AC72 de l’équipe), cependant la position des foils diffère puisque ceux-ci sont désormais en arrière du bras de liaison, ce bras parait plus en avant que sur la première plate forme.

© G.Grenier/Oracle Team USA

Ce nouveau multicoque devrait naviguer dans les jours qui viennent. Du côté des challengers, Luna Rossa, l’équipe italienne a réceptionné son A72 à San Francisco et met en place sa base technique sur place, les néo-zélandais devraient quant à eux recevoir l’ensemble de leur matériel (ailes et bateaux) fin mai.

L’équipe suédoise Artemis Racing qui a toujours un déficit de navigation par rapport à ses adversaires de la Louis Vuitton Cup devrait poursuivre ses entrainements sur son premier catamaran avant d’assembler le second. Le bateau numéro 1 ne semble toujours pas en mesure de « voler » suite aux modifications apportées lors du dernier chantier.

A lire, un article comparant les choix concernant les ailes rigides des différentes équipes sur le blog de François Chevalier & Jacques Taglang.

Première sortie du 2nd AC72 du defender Oracle Team USA

Lancement raté pour l’AC72 d’Artemis Racing

Terry Hutchinson et son équipage devaient effectuer des tests avec leur AC 72 avant de gréer l’aile rigide et de baptiser le catamaran aujourd’hui, le programme a vite été annulé, en effet au cours du remorquage, les bruits suspects au niveau des étraves ont été entendus.

Le bateau a donc rejoint le hangar du team suédois par sécurité, afin d’analyser la structure des coques.

Après le chavirage d’Oracle Team USA, cette avarie est un nouveau coup dur pour la préparation de la prochaine Coupe de l’America, seul Emirates Team New Zealand n’a pas connu d’avarie grave sur son catamaran, le sistership de celui-ci, celui de Prada-Luna Rossa devrait toucher l’eau la semaine prochaine.

Lancement raté pour l’AC72 d’Artemis Racing

Artemis teste une aile sur l’ex Gitana 12 ; Fred Le Peutrec en AC 45 ?

  • Une aile rigide, semblable à celle qui sera utilisée sur les catamarans AC 72 lors de la prochaine coupe de l’america a été grée pour la première fois hier sur l’ancien 60′ ORMA Gitana 12 ; l’équipe suédoise Artemis a largement modifié le trimaran qui mesure désormais 72′, et a déjà testé plusieurs configurations d’appendices (foils). Le multicoque devrait effectuer les premiers tests dynamiques dans les jours à venir. Thierry Fouchier, détenteur de la 33 ème America’s Cup sur USA-17 intègre l’équipe suédoise, qui pourra profiter de son expérience sur le réglage de l’aile. La photo du trimaran avec l’aile à voir sur Vsail.
  • L’équipe China Team va choisir un nouveau skipper pour son AC 45 dans les jours à venir après plusieurs changements à ce poste lors des America’s Cup World Series 2011, deux candidats ont été retenus,  Fred Le Peutrec et le  Néo-Zélandais Phil Robertson, spéciliste du match racing. Les deux marins vont s’entraîner sur les catamarans M2 à Sanya pour déterminer lequel des deux mènera l’équipage lors des prochaines étapes des AC 45 à Naples.
Artemis teste une aile sur l’ex Gitana 12 ; Fred Le Peutrec en AC 45 ?

1ère sortie pour l’ex Gitana 12

L’ancien Gitana 12, vendu à l’équipe suédoise Artemis Racing, a effectué sa première sortie aujourd’hui à Valence, dans des conditions légères.

L’ancien trimaran de 60′ ORMA a subi un important chantier mené par l’équipe sous la direction de l’architecte Juan Kouyoumdjian, il est désormais doté de nouveaux foils dont le dessin semble assez proche de ceux utilisés sur USA-17, donc « moins courbes » que sur les 60′ ORMA, d’un bout dehors allongé, sans que la longueur de la coque centrale n’est été modifiée semble-t-il, les flotteurs ont été allongés (probablement à 72′ pour s’approcher au plus près des futurs AC72).

La plate forme du bateau semble donc assez proche de ce que BMW Oracle avait produit avec USA-17, fortement inspiré par les 60′ ORMA,  pour l’instant le multicoque suédois est pourvu d’un mât aile classique, il devrait prochainement être remplacé par une aile rigide.

Photos à découvrir sur VSail.

1ère sortie pour l’ex Gitana 12