L'actualité des Multicoques par Voile-Multicoques.com

31 janvier 2013

La maxi trimaran Banque Populaire V passe sous les couleurs de Spindrift racing

La nouvelle est tombée aujourd’hui, le maxi trimaran de 40m, Banque Populaire V (détenteur du Trophée Jules Verne) a été vendu à l’équipe Spindrift racing.

Le team, basé à Saint Philibert, mené par Dona Bertarelli et son compagnon Yann Guichard va donc se lancer dans une nouvelle campagne de records. Le programme n’a pas été dévoilé mais devrait comprendre les records de l’Atlantique, des 24 heures, et peut être le Jules Verne.

Le couple mutualise ses projets et réuni le D35, le MOD70 et le maxi trimaran au sein de l’équipe Spindrift racing.

Le trimaran va entrer en chantier pour recevoir ses nouvelles couleurs, il sera remis à l’eau au printemps avant d’être aligné sur la Rolex Fasnet Race qui inaugurera la saison de records.

Dona Bertarelli : « C’est une joie et une fierté de pouvoir skipper ce bateau de légende et aussi un défi important et difficile que de se lancer à l’assaut des records détenus aujourd’hui par ce même trimaran. Je compte sur l’expérience de mon compagnon Yann Guichard ainsi que de toute l’équipe de notre écurie de course Spindrift racing pour mener à bien ce projet. »

Le bateau est rebaptisé Spindrift 2, Dona Bertarelli devient skipper de celui-ci, elle sera épaulée par Yann Guichard, et probablement par l’ancien skipper du trimaran, Pascal Bidégorry, qui a navigué sur le MOD 70 de l’équipe la saison dernière.

Le Gitana Team également engagé en MOD était sur les rangs pour l’achat du bateau, mais l’écurie du Baron de Rothschild devra se contenter du MOD et du 77′, Gitana 11.

17 janvier 2013

Armel Le Cléac’h au départ de la Route du Rhum 2014 sur l’ex-Groupama 3

La Banque Populaire a officialisé aujourd’hui l’achat de Groupama 3, le maxi trimaran de 31,50m, sur lequel Franck Cammas avait remporté la Route du Rhum 2010, c’est Armel le Cléac’h qui prendra la barre du multicoque sur la prochaine édition de la célèbre transatlantique en solitaire.

Le bateau devrait être remis à l’eau début avril, ce qui permettra au skipper de prendre du repos après le Vendée Globe qui se terminera dans les semaines à venir, le programme précis n’est pas défini mais devrait comprendre des tentatives de record (Atlantique et Méditerranée), et la Transat Jacques Vabre si les organisateurs acceptent l’ouverture d’une classe Ultime (qui pourrait également accueillir le 80′ Prince de Bretagne, le 77′ Gitana 11, les MOD70 ou encore les 100′ Idec et Sodeb’O).

Armel le Cléac’h reprendra donc du service en multicoque pour deux ans, jusqu’à la Route du Rhum, après son expérience malheureuse en 60′ ORMA (chavirage sur la Jacques Vabre), qui l’avait mené vers le 60′ IMOCA.

 

Armel Le Cléac’h, skipper Banque Populaire : « Je suis très heureux de continuer cette belle collaboration avec le Team Banque Populaire. Ces nouveaux défis passionnants vont me permettre d’enchaîner notamment sur 2 grandes courses en solitaire que sont la Solitaire du Figaro et la Route du Rhum. Actuellement en mer sur le Vendée Globe, je sais que l’équipe technique prépare déjà la suite du programme sportif. Cela va me permettre d’enchaîner dans de bonnes conditions le programme annoncé. »

10 décembre 2012

En bref

  • Le Gitana Team quitte le circuit Extreme Sailing Series en 2013, après quatre podiums successifs depuis 2009, l’équipe souhaite se recentrer sur la course au large, comme l’explique le directeur général Cyril Dardashti «  L’histoire du Gitana Team restera marquée par ces années (sur les Extreme Sailing Series)  mais aujourd’hui il a été décidé de se concentrer sur la Course au Large avec le trimaran de 70’ Groupe Edmond de Rothschild, skippé par Sébastien Josse, et Gitana 11. Les programmes de ces deux bateaux pour la saison 2013 seront très prochainement officialisés.» L’équipe se concentrera donc sur le MOD70, mais utilisera également Gitana 11 (l’ancien 60′ ORMA, allongé à 77′), en dehors de la Route des Princes, le trimaran pourrait être aligné sur des records en solitaire (ce qui était initialement prévu lors de sa mise à l’eau)
  • La Route des Princes, tour de l’Europe organisé par Prince de Bretagne, débutera d’un port du sud de la France le 1er juin 2013 et se terminera le 30 à Roscoff. Les escales, qui permettront au public de voir les bateaux s’affronter sur des formats courts  auront lieu à Valence (Espagne) du 4 au 9 juin, à Benicarlo (Espagne) le 9, à Lisbonne (Portugal) du 13 au 16, à Dublin (Irlande) du 20 au 23, à Plymouth (Angleterre) du 26 au 29 et à Roscoff. Ce tour de l’Europe sera ouvert à tous les multicoques de 50′ et plus.
  • La Transat Jacques Vabre se prive des MOD70, cette classique aura lieu en 2013 entre le Havre et Itajai au Brésil, elle sera ouverte aux monocoques de 40′ et 60′ et à la classe des Multis 50′. L’organisation n’a semble-t-il pas souhaiter introduire une classe en équipage alors que la course se courre en double pour les autres participants.
  • La Solidaire du Chocolat s’ouvre quant à elle aux multis pour son édition 2012, cette transat réservée jusqu’ici à la classe 40′, accueillera les MOD 70 et les Ultimes qui se mesureront en équipage sur le parcours Cadix (Espagne)-Progreso (Mexique).
  • Silence radio de la classe MOD70 qui ne devrait rien annoncer au salon nautique. Le tour du monde au programme initial de 2013 semble désormais utopique, sans sponsor pour la classe et avec un plateau réduit, le MOD n°2 n’a semble-t-il toujours pas trouvé preneur et Michel Desjoyaux n’a pas de sponsor pour l’année à venir. Reste à définir un nouveau programme pour cette saison, la logique voudrait que les MOD soient alignés sur la Route des Princes, ce qui éviterait des frais supplémentaires face à un tour de l’Europe spécifique à la classe monotype ; une transat aurait été la bienvenue, mais l’organisation de la Transat Jacques Vabre a fermé la porte aux MOD…

4 juin 2012

Yann Guichard : "La motivation et l’esprit d’équipe sont restées intacts, ce qui fait une des forces de l’Energy Team."

Yann Guichard, skipper du MOD Spindrift racing, de l’AC45 de l’Energy Team et tacticien sur le D35 Ladycat a de nouveau répondu aux questions de Voile-Multicoques (interview réalisée lors de l’Open de Crans).

© Chris Schmid / Spindrift racing

Voile-Multicoques.com : Tu intègres l’équipage de Ladycat, qui participe au Vulcain Trophy avec un équipage remanié, qui s’est professionnalisé, quels sont vos objectifs ?

Yann Guichard : Dona Bertarelli, la propriétaire, prend les saison les unes après les autres, elle a voulu un peu de changement cette année, en prenant un équipage plus professionnel et avec des hommes.

Ceci permet de naviguer à six et non plus à sept comme avec les filles, ce qui simplifie les choses, avec un poste pour chaque personne.

L’objectif chiffré est d’essayer d’accrocher les troisième, quatrième ou cinquième place du championnat, ce qui est faisable mais difficile.

Alinghi, le CER (Realstone Sailing), et Artemis sont un peu au dessus du lot, mais le reste de la flotte est assez homogène, la course à la quatrième place risque donc d’être serrée.

Cette saison se court exclusivement sur le Léman cette année, quelles sont les spécificités de ce plan d’eau ?

Sur le premier grand prix, nous avons eu un vent de sud un peu instable, ce qui est habituel sur le lac, tout comme le petit séchard pour le second grand prix, les conditions sont toujours plus ou moins piègeuses, il faut être opportuniste, tout peut arriver jusqu’à la ligne soit coupée.

C’est aussi ce qui fait l’intérêt de ce type de plan d’eau, tout peut être remis en questions rapidement, les nouveaux parcours, plus courts que la saison dernière, et avec une porte au vent ouvrent également un peu le jeu, ce qui ajoute des opportunités pour revenir sur les bateaux qui nous précèdent.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Revenons sur ces changements de format des régates, avec un raccourcissement des parcours et l’introduction de la porte au vent, ce format se rapproche de ceux qui ont été adoptés sur les autres circuits multicoques (America’s Cup World Séries, Extrême Sailing Series), penses-tu qu’il s’agit de la bonne formule pour courir en multicoque ?

Je ne pense pas qu’un type de parcours soit meilleur qu’un autre, tout dépend du type de bateau, et de l’objectif, comme on peut le voir sur les circuits tournés vers le public à terre.

L’introduction de la porte au vent en D35 ouvre le jeu, mais l’idéal serait d’avoir les règles de la Coupe de l’America en ce qui concerne l’engagement à la bouée, le tribord reste donc roi selon les règles ISAF avec des passages de bouées parfois un peu dangereux.

Ce format donne plus d’intensité, mais aussi plus de travail à l’équipage avec des manœuvres incessantes, ce qui change des longs bords calés que nous avons connu jusqu’ici sur le circuit.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Tu es le skipper du MOD Spindrift racing depuis quelques mois, quelles sont les qualités du bateau par rapport aux autres trimarans que tu as barré jusqu’ici (60′ ORMA, Gitana 11 sous sa forme rallongée) ?

Ces bateaux sont difficilement comparables, le choix d’un bateau monotype fait que les coefficients de sécurité sont plus importants, le bateau est donc plus costaud, plus raide, à un plan de voilure un peu moins puissant par rapport aux autres bateaux que j’ai pu barrer.

Dans les petits airs, le bateau est un peu plus difficile à faire avancer qu’un 60′ ORMA, du fait d’un rapport poids/puissance un peu moins favorable, mais ce bateau est très intéressant, la monotypie a été très bien respectée, comme nous avons pu le constater sur les régates courues jusqu’ici avec des écarts très serrés, il faut aller chercher quelques centièmes de nœuds face aux adversaires pour s’imposer. Ce qui promet de belles régates inshores, mais aussi sur l’Atlantique dès cet été.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Certains skippers ont déjà evoqué une participation à la Route du Rhum 2014 sur les MOD, l’envisages-tu et quelles seraient les modifications à apporter au bateau pour l’adapter au solitaire ?

Le bateau semble plutôt adapté, il y aurait bien sûr un second pilote à installer et quelques modifications mineures.

La course aura lieu dans deux ans et demi, l’objectif immédiat reste bien sûr le Multi One Championship, mais il est clair que je participerai à la course sur ce bateau, nous verrons si une classe MOD sera créee pour la course ou si nous participerons dans la classe Ultime. Il serait dommage que ces bateaux restent à quai pendant la Route du Rhum, ce type de course permettrait aussi de mettre en valeur la classe.

Les deux premières confrontations avec tes concurrents ont été très serrés cette année, que ce soit sur le Tour de Belle Ile ou l’Armen Race, où se sont jouées ces courses ?

Pour le Tour de Belle Ile, nous avons pris une option au départ qui n’était pas la bonne, Foncia et Groupe Edmond de Rothschild ont donc été devant dès le début et nous n’avons fait que lutter pour revenir sur eux, ce que nous avons fait petit à petit.

Sur l’Armen Race, nous étions en tête sur le retour, mais nous avons eu un problème pour hooker la GV, ce qui a permis à Foncia de revenir et de nous passer, les bateaux ont été au contact pendant toute la course, la moindre erreur fait que le copain passe devant, il faut donc être irréprochable sur les manœuvres. Nous avons fait quelques erreurs, c’est le métier qui rentre, nos adversaires ont un peu plus d’expérience sur ces bateaux et nous progressons de jour en jour, nous allons donc poursuivre nos entraînements dès la semaine prochaine.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Revenons sur ces entraînements, quelles informations sont partagées avec les autres teams, avez-vous des debriefings communs, quelles informations partagez-vous ?

Avec Foncia, nous partageons en live les réglages à la VHF quand nous sommes sur l’eau, nous ne faisons pas de véritables debriefs, nous discutons des réglages de manière informelle.

Ces sessions permettent de progresser dans la connaissance du bateau grâce à ces échanges, en naviguant seuls le feeling est rapidement bon, et on pense être champion de la baie, la confrontation permet de faire des progrès exponentiels, je pense que ces entraînements sont indispensables pour bien figurer face aux autres.

De notre côté nous avons choisi, et eu l’opportunité, de nous entraîner avec Michel Desjoyaux, ce qui est une excellente expérience, je pense que Foncia est une des grosses équipes en MOD 70, c’est donc super de pouvoir mettre des choses en commun avec eux.

Passons aux America’s Cup World Series, Energy Team termine sur trois belles performances, que ce soit avec toi, ou Loick Peyron à la barre, quelles sont les forces de cette équipe qui a pourtant un déficit d’entraînement par rapport aux top teams (Oracle Racing, Artemis, Emirates Team New Zealand et Luna Rossa) ?

Etape après étape, nous avons réussi à poser des bases qui font qu’aujourd’hui notre équipe est solide à terre et sur l’eau.

Nous avons bien travaillé sur l’eau, les manœuvres et la communication se déroulent très bien, l’ambiance est excellente au sein de l’équipe. Même après de mauvais résultats la motivation et l’esprit d’équipe sont restées intacts, ce qui fait une des forces de l’Energy Team.

Nous avons aussi beaucoup travaillé sur les voiles avec Incidences, ce qui nous donne un petit plus en vitesse, surtout dans le vent médium et le petit temps, comme sur les dernières étapes. Cet avantage est une des clefs du succès dans ces régates serrées, où il ne faut rien lâcher.

Les grosses équipes gardent un avantage dans le gros temps car ils ont plus d’entraînement. Dans les vents faibles ou modérés, toutes les équipes manœuvrent bien et les petites équipes rattrapent leur retard sur les détails de réglages.

De notre côté, nous avons réussi à gommer toutes les grosses erreurs, ce qui resserre forcément le jeu. Les régates deviennent donc de plus en plus intéressantes avec des vainqueurs différents à chaque Act.

©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Il ne reste qu’un Act avant la fin de la saison, avez-vous prévu des navigations sur d’autres supports afin de continuer la préparation à la possible participation de l’Energy Team à la 33ème Coupe de l’America ?

Tout dépendra de la suite, si nous décrochons le financement pour l’AC 72, il y aura des entraînements en commun qui pourront se faire sur le MOD 70 pour préparer l’équipage.

En attendant, nous conservons tous nos programmes différents et assez complets pour tous les membres d’équipage de l’AC45.

Arnaud Jarlegan et Devan Le Bihan naviguent avec moi sur le D35 Ladycat, ce qui permet de parfaire les automatismes sur l’AC45, ces passages sur différents supports sont aussi une force, même si nous n’avons pas l’opportunité de nous entraîner sur l’AC 45.

Est ce que les parcours des régates des America’s Cup World Series, à proximité immédiate des côtes, sont adaptés à l’AC45 ? Ou est ce que ces bateaux mériteraient-ils un terrain de jeu plus vaste ?

Les formats sont parfaitement adaptés pour le public, mais aussi pour nous, on s’éclate sur l’eau, il faut seulement intégrer les limites virtuelles, ce qui est difficile au début. Tactiquement ces limites sont intéressantes, elles resserrent le jeu et gomment le défaut du multicoque, du fait du manque de manœuvrabilité de ces bateaux, nous avions tendance à aller sur les extrêmes, ce format permet de recréer du contact entre les bateaux.

©2012 ACEA/Gilles Martin-Raget

Le format des régates reste parfois assez obscur, avec certains Acts où les match-races se déroulaient en une seule manche contre deux manches gagnantes sur d’autres Acts, est ce que les équipes participent à la prise de décisions concernant l’organisation des régates ?

Les équipes ont leur mot à dire, mais au final Oracle Racing définit les règles avec le retour de différents teams. Il est vrai que le format à une manche gagnante pour le match-racing est un peu dur.

Un autre petit reproche que je ferai concerne le fait que la l’America’s Cup se court en match-race, alors que les ACWS se courent en grande partie en flotte, mais il faut aussi prendre en compte l’aspect télévisuel, et là je pense que suivre une course en flotte est plus sympathique pour les téléspectateurs et le public.

Au final l’équilibre est assez bon, que ce soit pour les compétiteurs ou les spectateurs qui semblent satisfaits.

18 mai 2012

Foncia remporte l’Ingérop Armen Race

Michel Desjoyaux et son équipage ont remporté  l’Ingérop ArMen Race2012 sur Foncia ce matin en 14h15m35s à la vitesse moyenne de 23,14 noeuds. Michel Desjoyeaux et ses 6 équipiers ont bouclé les 330 milles du parcours  entre la Trinité sur Mer, l’Ile de Sein et l’Ile d’Yeu devant trois autres MOD 70, Spindrift Racing, Oman Sail et Groupe Edmond de Rothschild, le professeur ne bat pas le record de l’épreuve qui reste la propriété de Sébastien Josse sur Gitana 11 qui avait mis 10 minutes de moins pour boucler le parcours l’année dernière.

La victoire a été acquise lors des derniers milles après un match serré entre les 4 MOD 70 qui se sont partagés la tête de course à tour de rôle. Les multicoques ont bénéficié d’un vent soutenu sur cette épreuve avec 15 à 30 noeuds permettant des pointes de vitesse à près de 40 noeuds. Le maxi trimaran Sodeb’O, skippé par Karine Fauconnier pour l’occasion (‘en l’absence de Thomas Coville) termine 5 ème. En Multi 50, Actual s’impose à 19,09 nœuds de moyenne devant FenêtréA Cardinal et Maître Jacques.

Michel Desjoyeaux, skipper de Foncia: « Nous nous sommes bien bagarrés mais nous avons perdu nos copains dans la nuit pour les retrouver finalement à la bouée USHIP de Belle Ile. Cette Armen Race, je la qualifierai de boucailleuse et sinueuse, le vent n’était pas régulier du tout et surtout la rotation du vent est arrivée avec 2h de retard ou alors c’était peut-être nous qui étions 2h en avance ! En tout cas, cela a été rapide, même si nous ratons le temps pour 10 minutes ! L’équipage va me maudire car j’ai demandé de calmer le jeu à l’Ile d’Yeu, je pense qu’elles sont là ces 10 minutes ! Belle bagarre, on est monté à 36,8 nœuds, c’est le record du bateau ! C’était une belle épreuve, on reviendra ! »

Yves Le Blevec, skipper d’Actual : « Super content de la course ! Le parcours est génial ! Un beau départ dans de belles conditions, le vent est monté fort à l’occidentale de Sein et du côté de l’ile d’Yeu ce matin, la mer était assez formée. Avec FenêtréA Cardinal, nous étions au coude à coude tout au long du parcours. On a rien lâché ! A un moment j’ai vu dans notre tableau-arrière un feu vert, je me suis demandé si ce n’était pas une vedette et bien non c’était le mât de FenêtréA Cardinal à quelques mètres de nous. »

Yann Guichard, skipper de Spindrift racing: « Cela a été humide ! Super mais très humide et rapide ! De belles conditions, nous sommes partis avec du vent et cela a bien forci pendant la nuit. Cela a été une belle lutte entre les MOD70, à Sein, nous étions 3 premiers en 2 minutes ! Nous avons eu jusqu’à 27 – 28 nœuds, il fallait trouver la bonne configuration de voile. Foncia nous a doublé au passage du Palais où nous avons eu un petit souci de ris dans la GV et nous n’avons pas été très bons entre Hoëdic et l’ile d’Yeu où nous avons attrapé un casier donc le safran central s’est relevé ! Ensuite, nous nous sommes battus pour la deuxième place avec Oman Sail. On a fait tout le retour depuis l’ile d’Yeu avec eux à nos côtés. Un qualificatif : « fast and furious »  mais à refaire ! On a pris beaucoup de plaisir même si cela a été difficile mais nous étions aussi venus chercher ça. Nous n’avons pas dormi, pas mangé ! On a été servi ! »

Erwan Leroux, skipper de FenêtréA Cardinal : «  C’est incroyable ce parcours ! Une belle bagarre bien humide, les gars ce sont donnés à fond à bord ! Gennaker pour faire le tour de Belle-Ile, gennaker pour faire le tour  de l’ile d’Yeu, on a rien lâché mais on rate la victoire pour moins de 3 minutes ! Le format est génial, c’est ce qui se fait de mieux en Bretagne Sud en ce moment, ce matin au vent de l’ile d’Yeu, c’était magique ! Il ne faut rien changer. »

Karine Faconnier, skipper de Sodeb’O : «A part dans un bord de portant assez mou, on s’est régalé dans les conditions de reaching malgré une mer relativement formée et des rafales jusqu’à 30 nœuds ! Sur un bateau de cette taille, tu n’as pas le droit à la moindre erreur de concentration. Le skipper est obligé d’être hyper rigoureux et attentif pour que chacun tienne son rôle. Comme l’équipe technique embarquée n’est pas un équipage de régatiers professionnels, on a systématiquement anticipé chaque manœuvre et ainsi, on n’a jamais été pris au dépourvu».

Temps de course :

1 – Foncia à 6h05’35" en 14h15’35" à 23,14 noeuds de moyenne
2 – Spindrift racing à 6h10′ en 14h20’56
3- Oman Sail à 6h13′ en 14h23’53 en 14h23’53′
4- Groupe Edmond de Rothschild à 6h49 en 14h59’59′
5 – Sodebo à 8h37’06′ en 16h47’06′ à 19,66 noeuds de moyenne
6 – Actual  à 8h52′ en 17h 17’47" à 19,09 noeuds de moyenne
7- FenêtréA Cardinal à 8h55 en 17h20’36
8- Maitre Jacques à 10h07 en 18h32’06
9- Vers un monde sans Sida à 12h35’50"

9 octobre 2011

Rendez-vous réussi pour les MOD70

Les KRYS MATCH se sont clôturés hier à la Trinité sur Mer après trois jours de régates et de beaux combats pour la victoire entre les trois équipages des MOD 70 (Gitana 11 n’intégrait pas le classement).
C’est finalement Race for Water skippé par Stève Ravussin qui remportait la victoire de l’événement inaugural du Multi One Championship après huit manches courues.
Ils devancent  Veolia Environnement de Roland Jourdain et  Foncia de Michel Desjoyaux.

La première journée s’est déroulée dans un vent de secteur nord ouest soutenu de 15-20 nœuds forcissant jusqu’à 30 nœuds en fin d’après midi, dans ces conditions musclées, c’est Roland Jourdain qui prenait la tête grâce à une excellente vitesse sur le bords de près et des manoeuvres fluides de son équipage, qui avait répété cette première confrontation en enchainant les entrainements pendant deux semaines avec notamment un stage au centre d’entrainement de Port la Forêt ; le trimaran rouge était talonné par Race For Water de Stève Ravussin, Michel Desjoyaux et son équipage fermaient la marche à l’issue de la première journée, après plusieurs soucis d’envoi de gennaker, l’équipage de Foncia payait son manque d’entrainement comme l’expliquait le skipper  : « Quel plaisir de naviguer à bord de multicoque et qui plus est à la Trinité sur Mer ! Nous n’avons jamais navigué dans ces conditions auparavant à bord de notre MOD Foncia. D’ailleurs, nous n’avons que très peu navigué depuis sa mise à l’eau pour cause de régates en D35. Aujourd’hui, c’était une très bonne mise en jambe qui nous a permis de nous situer par rapport à nos concurrents. Nous avons connu quelques déboires avec l’enroulage de notre gennaker ; on va régler ça pour demain ! On apprend, on apprend !»

Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild, le trimaran de 77′ invité sur l’événement était hors classement, Sébastien Josse et ses hommes se mesurent en effet aux MOD 70 en attendant la livraison de leur propre monotype prévue à la fin du mois, le Gitana Team n’a d’ailleures pas fait de figuration lors de cette première journée en terminant premier de chaque course.

La seconde journée de régates a été moins ventée, quinze noeuds avec une mer plate, mais le spectacle n’en fut pas moins intéressant avec de belles courses, Race For Water prenait la tête du classement provisoire avec des places de 3ème, 1er et 2ème,  Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild poursuivait sur sa lancée avec des places de 2ème, 2ème et 1er, Roland Jourdain rétrogradait à la seconde place, devant Foncia, Michel Desjoaux décrochait une première victoire de manche sur la première régate de la journée.

© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.

En fin d’après midi, les quatre teams se sont de nouveau affrontés sur des runs de vitesse, qui consistaient en un aller-retour au vent de travers. Ces runs avaient pour objectif de départager les concurrents ex-aequo. C’est l’équipage de Foncia qui s’avérait le plus rapide devant Gitana 11, Véolia et Race For Water.

Les réactions à l’issue de cette seconde journée :

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race for Water : « Nous sommes vraiment contents ! Nous avons pris de bons départs et réussi la plupart de nos manœuvres. Je suis très content de mon équipe qui évolue très vite. François Morvan, notre tacticien, s’est adapté très vite et nous a dessiné de belles trajectoires. Mais il ne faut pas crier victoire ! Attendons demain soir ! »

Sébastien Josse, skipper du prototype Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild : « Venir sur les KRYS MATCH est pour nous l’occasion d’observer nos futurs adversaires en MOD70. Nous pouvons constater à l’issue de ces deux premiers jours de course que les écarts ne sont pas si conséquents. Les MOD70 répondent à ce que nous souhaitions, à savoir un trimaran capable de naviguer dans 30 nœuds de vent sans que nous ayons des réparations à faire le soir. De plus, le format des courses rend possible un enchaînement de manches, ce qui laisse le jeu ouvert côté sportif ! »

Pour la dernière journée des KRYS MATCH, les trimarans se sont affrontés sur un parcours côtier de 22 milles en baie de Quiberon puis sur une ultime régate.

Le côtier a été animé par deux duels au sein de la flotte, à la première bouée, Race For Water et Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild  viraient la bouée devant Port Haliguen au coude à coude alors que Veolia Environnement et Foncia se disputaient la trosième place. Dans le long bord de portant au retour, Gitana11-Groupe Edmond de Rothschild a dû déclarer forfait suite à l’explosion de son gennaker. Les trois MOD70 ont ensuite pris des options différentes, ce qui a permis à Roland Jourdain et à ses sept équipiers de prendre l’avantage sur ses adversaires et de remporter cette course devant Race for Water et Foncia.

Pour  l’ultime manche des KRYS MATCH, Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild faisait un retour réussi après son abandon sur le côtier en signant une nouvelle victoire devant Veolia Environnement, Foncia et Race for Water.

Au classement final, Race For Water s’impose avec deux points d’avance sur Véolia Environnement et cinq sur Foncia, Gitana 11, hors classement termine à égalité de points avec le vainqueur malgré son abandon sur le côtier.

© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.

Ces trois jours de régates ont donc permis de valider le concept des city races qui auront lieu dans les villes étapes du Multi One Design Championship, au vu des résultats, cette première confrontation est une réussite avec des bateaux performants et des régates au contact.

Michel Desjoyeaux, skipper du MOD70 Foncia : « Ca fait du bien de se retrouver en course à bord d’un multicoque ! Ca faisait longtemps ! Avec l’équipage de Foncia à bord du MOD70, ces KRYS MATCH étaient notre baptême du feu puisque nous n’avons pas eu beaucoup l’occasion de nous entrainer. Jeudi, nous avons été un peu cueillis à froid dans la brise. Mais, les réflexes reviennent vite ! On a hâte d’être plus nombreux. A trois, c’est top ; à douze, ça le sera encore davantage ! »

Roland Jourdain, skipper du MOD70 Veolia Environnement : « Je voudrais vraiment féliciter mon équipage. Humainement, ces trois jours se sont très bien passés et ça aide lorsque l’on doit faire face à des hauts et surtout des bas comme sur ces trois jours. Nous avons connu le meilleur jeudi pour descendre en bas de tableau vendredi. Aujourd’hui, nous rebondissons donc en soi c’est déjà un succès car très vite tu peux tomber dans une spirale négative ! Sportivement, c’était chaud, des régates de haute tenue. Bravo à nos adversaires ! A fond sur un patin, nous nous sommes régalés ! Nous ne gagnons pas mais nous sommes contents d’avoir engrangé tant d’expérience. Le trimaran est une discipline que je n’avais pas pratiquée depuis longtemps et, avec moi à la barre, c’était une grande première. Vivement la suite ! »

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race for Water : « Nous sommes très très contents d’autant que le nombre d’entrainements avec l’équipage a été réduit. Le MOD70 est pour moi un bateau magique, solide et costaud. C’est toute une philosophie cette monotypie stricte. On est en plein dedans et on constate aujourd’hui sur ces KRYS MATCH que ça fonctionne ! Rendez-vous sur la KRYS OCEAN RACE à New York ! »

Sébastien Josse, skipper du prototype Gitana11 et futur skipper du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : « A bord de Gitana11-Groupe Edmond de Rothschild, nous nous sommes régalés de voir ces belles batailles sur l’eau. Ca a été serré ! Pour nous, ces KRYS MATCH ont fait office de warm-up. Nous avons hâte de réceptionner notre MOD70 à la fin du mois et de le prendre en mains. »

Marco Simeoni, président de MOD S.A : « Je viens de vivre trois jours magiques et inoubliables ! Ces KRYS MATCH ont été l’occasion pour notre partenaire KRYS et tous les membres du Multi One Championship de partager un premier événement ensemble et de faire découvrir le MOD70 au public et à nos invités.
Merci aux 32 marins engagés de nous avoir servi un si beau spectacle nautique et à l’ensemble des acteurs du circuit : armateurs et partenaires d’avoir activement participé à ces KRYS MATCH ! Merci à la Trinité sur Mer de nous avoir accueillis, à la SNT et à tous les bénévoles sur l’eau ! Merci à notre directeur de course Jean Maurel.
Ces trois jours à la Trinité sur Mer avaient plusieurs objectifs pour nous, organisateurs. Tout d’abord la production d’un contenu de qualité pour une meilleure lisibilité et une optimisation de la valorisation de notre circuit MOD70. Ensuite, la validation des formats de course. Et enfin, la production audiovisuelle pour associer live et voile. A l’issue de ces KRYS MATCH, les trois cibles sont atteintes. Je ne peux que m’en réjouir ! »

4 octobre 2011

Lemonchois et Prince de Bretagne vont lancer un multi Ultime

Forts de leur succès sur la Route du Rhum en Multi 50′, Lionel Lemonchois et Prince de Bretagne ont décidé de se lancer un nouveau défi, en effet ils ont décidé de racheté le 60′ ORMA Sodeb’O  de Thomas Coville, afin de rallonger le bateau pour qu’il puisse courir en classe Ultime.

Lionel Lemonchois avait imaginé un projet similaire lorsqu’il était skipper chez Gitana, le projet avait abouti à Gitana 11 en version 77′, mais le double vainqueur de la Route du Rhum avait été débarqué avant la mise à l’eau du bateau.

Le 60′ sera dans un premier temps loué jusqu’à la fin de l’année afin de lancer les études en collaboration avec les architectes VPLP puis acheté avant la mise en chantier, pour une mise à l’eau prévue en  2012. Le skipper prévoit une nouvelle coque centrale ainsi que les flotteurs, en conservant le reste du trimaran qui devrait atteindre une taille de 80′.

© Prince de Bretagne

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Lionel Lemonchois : « Je suis vraiment heureux de partir sur un nouveau projet tel que celui-ci. Partir d’une page blanche, cogiter, créer et modifier un 60 pieds, c’est toujours très enrichissant. J’ai cette idée et cette envie dans la tête depuis déjà longtemps et je suis ravi que Prince de Bretagne m’accorde sa confiance aujourd’hui pour que nous nous lancions ensemble dans cette aventure. La confiance de son partenaire, c’est valorisant et important. Je n’ai jamais navigué sur le 60 pieds « Sodeb’O » mais je sais que c’est un bon bateau. Nous allons partir d’une bonne base et construire une jolie bête de course. »

Joseph Rousseau, président du Cerafel (Prince de Bretagne) :
« Avec ce nouveau projet, nous renforçons notre engagement dans la voile. A l’issue de la Route du Rhum, nous avons eu ce souhait et cette réflexion en constatant deux choses. La première, que nous avions un ‘vrai chef’ à bord de notre multi50 et la deuxième, que l’on parlait beaucoup du grand gagnant de la course, toutes catégories confondues. Nous avons alors voulu donner les moyens à Lionel d’exprimer tout son talent. L’ambition est une valeur que Prince de Bretagne partage avec son skipper. »

Jean-François Jacob, secrétaire général de la SICA : « La classe Ultime est pour nous une évolution normale qui confirme notre intérêt et notre volonté de monter en puissance dans notre communication tournée vers la mer et vers la voile. Nous avons de belles échéances devant nous et notamment la Route du rhum 2014, sur laquelle nous viendrons jouer la grande victoire. D’ici là, le bateau naviguera sur un programme qui n’est pas encore défini entre les courses et les campagnes de record auxquelles un bateau de cette classe peut prétendre. »

3 octobre 2011

L’agenda du Krys Match

Les KRYS MATCH, première confrontation officielle des MOD 70 aura lieu du 6 au 8 octobre,  à la Trinité sur Mer. Les trois premiers MOD seront présents, avec leurs skippers et l’équipage : Michel Desjoyeaux sur Foncia, Roland Jourdain sur Véolia Environnement, Stève Ravussin sur Race For Water, Sébastien Josse le skipper du futur Gitana XV sera également présent sur Gitana 11, l’ex ORMA allongé à 77′ ; tout comme Sidney Gavignet qui skipper le trimaran de l’Oman Sail (MOD n°6), et Yann Guichard qui aura la barre de Spindrif Racing (MOD n°5).

© MOD S.A. - Yvan Zedda / Sea&Co / http://www.zedda.com

Les KRYS MATCH constitueront l’événement inaugural du Multi One Championship, le véritable lancement de ce dernier aura lieu en juillet 2012 lors de la KRYS OCEAN RACE, transat en équipage qui s’élancera de New York (USA) pour rallier Brest (France).

Cette exhibition permettra de valider les formats des courses d’exhibition qui seront courues lors des différentes escales des MOD 70 :
• Les parcours techniques type « RACE » avec départ et arrivée à 90° du vent, au reaching.
• Les Speed Match – runs de 10 minutes en duel
• Les Raids – parcours plus long s’apparentant davantage à un parcours côtier

Le programme des Krys Match et l’organisation

- Les KRYS MATCH se courent du jeudi 6 octobre au samedi 8 octobre 2011.
- La flotte est amarrée sur la panne Loïc Caradec, derrière la capitainerie à compter de mercredi 5 octobre 12h00.
- Race for Water et Gitana 11 sont en entrainement sur zone dès lundi 3 octobre.
- Les arrivées de Veolia Environnement et Foncia sont prévues mercredi 5 octobre dans la matinée.
- Les régates sont visibles depuis la pointe de Kerbihan, à la Trinité sur Mer, chaque après-midi de 14h00 à 18h00 ou depuis un écran géant dans le village.
- Les KRYS MATCH sont des courses in shore en équipage de 8 marins.
- Le village des KRYS MATCH est installé près de la capitainerie du port de la Trinité sur Mer.
- L’espace de la Fondation Multi One Attitude accueille le public de 10h00 à 19h00.

Un nouveau site internet est mis en ligne dès aujourd’hui, il permettra de suivre les résultats et les différentes news,ainsi que les régates en live : www.krys-oceanrace.com, à suivre également sur lapage Facebook https://www.facebook.com/KrysOceanRace ou sur twitter : http://twitter.com/#!/MOD70


L’agenda trinitain :

Jeudi 6 octobre
13h00 18h00 City Races et speed match

Vendredi 7 octobre
10h00 12h30 Pro-Am
13h00 18h00 City Races et speed match

Samedi 8 octobre
10h00 12h30 Pro-Am
13h00 16h00 City Races et speed match
17h30 Remise de prix

17 août 2011

Banque Populaire 5 remporte la Fasnet Race devant Gitana 11 et les deux MOD 70

L’équipage du maxi trimaran Banque Populaire V s’est  imposé sur la Fastnet Race, en bouclant les 608 milles du parcours aller-retour entre le Solent et le phare irlandais en 32 heures 48 minutes et 46 secondes, Loïck Peyron et ses hommes battant le record déjà détenu par Loïck Peyron depuis 1999 sur le 60′ ORMA Fujicolor.

L’équipage a réussi à tenir ses trois adversaires directs ( Gitana 11 et les deux MOD 70) dans le tableau arrière du trimaran de 40m, cette édition de la célèbre course du RORC s’est couru dans des conditions relativement clémentes pour ces multicoques : Loick Peyron : "Nous sommes partis avec du très beau temps ce qui nous a permis de faire un beau départ dans le Solent. Nous avons eu beaucoup de près pour dérouler la première partie du parcours. Des conditions très anglaises, avec assez peu de vent. Et puis heureusement, en virant une nouvelle fois le Fastnet -  un joli phare que nous croisons décidément beaucoup ces derniers temps – nous avons enfin eu 30 nœuds de vent pour redescendre vers la ligne d’arrivée".

 Loïck Peyron et ses hommes auront eu affaire à un concurrent de taille sur cette course, avec Gitana 11 qui a tenu le rythme sur une bonne moitié du parcours et qui ne termine qu’à une heure du vainqueur :  "Nous avions déjà vu que notre concurrent direct, Gitana 11, allait bien, à l’occasion du Record SNSM. Une fois encore, ils n’ont pas été loin de nous, à nos fesses même. Cela nous a forcé à tenter des choses que nous n’aurions sans doute pas faites sans cette motivation. Nous avons vraiment régaté et ça nous a appris beaucoup de choses sur le bateau" .

Sébastien Josse et son équipage sur Gitana 11 ont donc peaufiné leur préparation à l’arrivée du MOD 70, aux couleurs de l’armement Rotshchild, d’une belle manière sur cette Fasnet en ne terminant qu’à environ une heure du nouveau détenteur du record de l’épreuve et une vingtaine de minutes avant les deux MOD 70 en lice. Le maxi-trimaran armé par le Baron Benjamin de Rothschild a parcouru les 608 milles théoriques du parcours en 33 heures 44 minutes et 36 secondes.

Sébastien Josse, skipper de Gitana 11 : « Nous avions déjà couru contre eux lors du record SNSM mais ils s’étaient rapidement échappé après le départ. Sur cette course, c’est assez incroyable car nous avons fait plus de la moitié de la régate au contact voire à vue par certains moments, notamment lors du passage du célèbre phare irlandais. Gitana 11 est puissant mais également très polyvalent, ce qui lui permet de garder une belle vitesse et de l’aisance dans les petits airs. C’est un beau bateau et il vient une nouvelle fois de le démontrer. C’est extrêmement stimulant d’être au contact, cela force à être appliqué. Contrairement à nos précédentes courses de la saison, où nous n’avions pas vraiment de concurrents de notre taille, la Rolex Fastnet Race était une première confrontation avec des voiliers proches du potentiel de Gitana 11. C’est bien plus facile de quantifier la performance du bateau et de l’équipage dans cette configuration là. Sur cette course, nous avons su exploiter le potentiel de Gitana 11 à 100 %. L’apprentissage est sur la bonne voie …»

Sébastien Josse revient sur les conditions météos et la confrontation avec Banque Populaire 5 : « Nous avons eu des conditions très maniables tout au long de la course. La sortie du Solent, ainsi que toute notre montée vers le rocher du Fastnet, s’est essentiellement faite au près avec un vent d’une quinzaine de nœuds et une mer relativement plate ; exception faite de notre premier passage à l’Ouest des îles Scilly où il y a eu quelques heures peu confortables dans une mer dure. Par contre, pour la descente entre la pointe Sud de l’Irlande et la pointe Ouest anglaise le vent a tourné et nous avons pu un peu ouvrir les voiles avec du reaching serré. Banque Populaire a profité de ces conditions pour faire parler ses 20 mètres supplémentaires et allonger la foulée. Puis, la fin de course le long des côtes sud anglaises a été marquée par de la glisse sous gennaker dans des vents faiblissants. Mais tous les bateaux de tête n’ont pas subi le même sort car le vent est rentré par le large et du coup nos poursuivants en ont profité pour recoller à notre tableau arrière dans les derniers milles, tout comme nous en avons profité pour revenir sur Banque Populaire sur la fin.»

 Les deux MOD70 menés par Roland Jourdain et Stève Ravussin se sont lancés dès le départ dans un véritable match-race, les deux trimarans ayant navigué sur une grande partie des 608 milles à vue.

Stève Ravussin et son équipage dont faisaient parti Dee Caffari et Pascal Bidégorry avaient mal entamer la course, en prenant un départ anticipé les obligeant à repasser la ligne, malgré tout l’équipage de Race for Water revenait au contact avant la sortie du solent.

Les deux équipages ne se départageront que sur les derniers milles, avec Veolia Environnement qui coupera la ligne 3 minutes et 23 secondes avant Race for Water après les 608 milles du parcours, ce qui promet de belles luttes pour les futures courses de la classe MOD 70

Stève Ravussin : «Ça a été une course formidable! Nous avons été au contact avec Veolia tout le temps. Quelquefois devant, quelquefois derrière. Vraiment intéressant. Et nous y sommes allés à fond tout le temps ! A la fin, c’est le meilleur qui a gagné. La classe MOD70 est une vraie monotypie: c’est l’homme qui fait la différence. Nous n’avons aucune excuse, ils ont juste été meilleurs que nous!»

Marco Simeoni , Président de Multi One Design et co-fondateur de la classe MOD70 avec Franck David et Stève Ravussin: «Je suis vraiment heureux de ce résultat. Les deux bateaux ont fait une course fantastique… Moins de 4 minutes entre les bateaux à l’arrivée après plus de 600 miles de course… Imaginez le spectacle l’année prochaine avec les 6 bateaux concourant dans la Krys Ocean Race et les 7 unités partant sur le European Tour en septembre 2012. Et nous prévoyons 12 bateaux pour l’Ocean World Tour. C’est un concept one-design unique pour un si grand multicoque océanique. Je me réjouis beaucoup de voir la flotte grandir très prochainement!»

Sébastien Josse, futur skipper du MOD n°4 qui sera mis à l’eau en avril 201 : « Tout en naviguant, j’ai toujours garder un œil sur la route des deux MOD 70. Sur le papier, les MOD et Gitana 11 sont assez proches en termes de performance. C’est une satisfaction de voir que les bateaux tiennent la cadence. Et c’est assez génial de voir des équipages arriver à quatre minutes d’intervalle après plus de 600 milles de course. Cela promet vraiment de belles bagarres, où l’équipage prendra toute sa dimension… J’ai hâte mais pour l’instant c’est une chance de pouvoir avoir cette position d’observateur avant de devenir l’un des acteurs de cette nouvelle classe de bateaux» confiait Sébastien Josse.

Rolanc Jourdain, skipper du MOD n°2 « On est toujours resté au contact avec Race for Water et on peut dire qu’il y a eu pas mal de changements aux avant-postes. C’était chaud. Nous sommes d’abord partis en tête après une belle sortie du Solent puis ils nous ont rejoints le long des côtes anglaises. Le spectacle était même hallucinant aux Scilly car nous étions tous les deux à plus de 25 nœuds, à deux longueurs à peine l’un de l’autre, au ras du phare de Bishop. C’est une super entrée en matière pour nous mais pour un match amical, nous étions déjà dans du haut niveau ! Je pense qu’aucun des deux bateaux ne voulaient lâcher et ça promet pour la suite !!! On peut en tout cas déjà dire que l’objectif est atteint parce que c’est vraiment de la monotypie, de ce côté-là, il n’y a pas de problème, le moindre petit relâchement ou problème se paie cash ! »  


14 août 2011

La Fastnet Race est lancée

La célèbre Fastnet Race a été lancée ce midi pour les multicoques, les quatre plus grosses unités françaises ont pris les devants et devraient se disputer la victoire en temps réel. Le grand favori est le trimaran Banque Populaire V, skippé par Loick Peyron, tout juste arrivé de Cascais où il barrait l’AC 45 d’Energy Team. Le trimaran de 40m a pris la tête de la course dès la ligne de départ, dans un vent d’une quinzaine de noeuds.

© B.STICHELBAUT/BPCE

Gitana 11, l’ancien 60′ ORMA allongé à 77′ tient le rythme du maxi trimaran avec 0.5 milles de retard à 17h30, Sébastien Josse et son équipage sur le trimaran de l’armement Rothschild devancent les deux MOD 70 Véolia et Race for Water, avantage pour l’instant à Véolia de Roland Jourdain qui précède Race for Water de 0.2 mille.

B.STICHELBAUT/BPCE

Les skippers, avant le départ :

Roland Jourdain, skipper du MOD70 N°02, Veolia Environnement : « Il n’y a pas la pression d’un championnat, en revanche, chaque mille couru en course est important pour connaître le bateau. C’est aussi toujours important pour le team de se mettre en configuration course parce que c’est notre métier d’abord et que cela nous donne une dead line en tête pour mettre tout le « cirque Pinder » en route. Il ne faut donc pas rater le rendez-vous car cela nous permettra aussi – j’en suis sûr – d’en tirer plein de bonnes choses et d’enseignements pour le futur de la classe. »

Stève Ravussin, skipper du MOD70 N°01, Race for Water
«C’est une course fantastique et un format de compétition qui me plaît. C’est une sorte de marathon rapide, presque un sprint océanique, qui requiert de très bonnes compétences en navigation, mais aussi une tactique intelligente. Elle nous offre aussi une bonne dose d’adrénaline ! Ce sera également un grand moment pour notre classe, puisque ce sera la première course entre deux MOD70. Je me réjouis de courir contre Veolia Environnement ! »


Loick Peyron, skipper de Banque Populaire 5 :
" Le départ se fait dans le Sacro Saint Solent, ça se passe dans la Mecque du yachting. Il va y avoir énormément de monde et forcément ça n’a rien de simple pour des machines comme Banque Populaire V. Les multicoques devraient partir en premiers, mais ça n’exclura pas les risques liés au nombre d’inscrits. Il va nous falloir être extrêmement vigilants et ce sera peut-être un peu compliqué de sortir de ce Solent et de négocier les difficultés qui vont très vite se présenter à nous comme les bancs de sable par exemple ".

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