L'actualité des Multicoques par Voile-Multicoques.com

11 novembre 2009

Groupama 3 en avance à l’équateur

Classé dans : Maxis Multis — voilemulticoques @ 17:17
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Franck Cammas et ses hommes ont passé l’équateur ce matin, avec un premier temps de référence solide, puisque la latitude 0 a été franchie après seulement 5 jours, 15 heures, 23 minutes et 11 secondes, soit quasiment 1 jour et demi d’avance sur le temps de référence d’Orange 2 (mené par Bruno Peyron en 2005), les hommes de Groupama 3 améliorent aussi le temps de leur précédente tentative d’une quinzaine d’heures, prochaine étape, négocier l’anticyclone de Saint Hélène qui pourrait être décaler vers l’est par des dépressions, ce qui favoriserait grandement la progression du maxi trimaran.

Les conditions actuelles, par le skipper : « Nous sommes maintenant dans les alizés de Sud-Est, des alizés plutôt soutenus puisqu’ils soufflent entre 20 et 25 noeuds : on vit penchés au près serré et ce n’est pas l’allure la plus agréable sur un trimaran. Le ciel est dégagé, avec une bonne chaleur, mais ce n’est pas très confortable : il faut attendre encore quelques heures avant de commencer à débrider, à choquer les écoutes, à accélérer… On a un clapot assez court avec des embruns : il faut se tenir ! Mais nous n’avons pas trop de manoeuvres à faire en ce moment, juste renvoyer la grand voile ou prendre un ris de temps en temps, selon la force des alizés. Cela ne sera pas la même chose d’ici une semaine dans le froid… On espère attraper un front du côté du Brésil pour descendre rapidement vers Bonne-Espérance, et c’est pour ça qu’on ne se relâche pas car ça peut se jouer à quelques heures près… »

© Yvan Zedda/ Groupama SA

BMW Oracle renavigue sur son trimaran désormais pourvu d’une aile !

Classé dans : America's Cup — voilemulticoques @ 16:54
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BOR 90/USA, le trimaran du challenger pour la prochaine America’s Cup a été “mâté” hier avec un nouvel espar, une aile rigide de 57m, une manoeuvre délicate qui doit être réalisée dans des vents faibles.

© Gilles Martin-Raget / BMW ORACLE Racing

Une fois l’aile en place, le trimaran a navigué en baie de San Diego pour les premiers tests, qui semblent concluants étant donné les capacités du bateau à virer en un temps record….

A suivre donc, et peut être à Valence au mois de février puisque la SNG et Alinghi ont concédé une Coupe de l’America en Espagne en février 2010, reste à ce que BMW Oracle et Alinghi s’accordent sur les règles de course pour le moins drastiques dans leur première version (maximum 15 noeuds de vent, moins d’un mètre de houle…)

Le récit du chavirage d’Actual

Classé dans : Multi50' — voilemulticoques @ 16:26
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Le Multi50 ACTUAL skippé par Yves le Blevec et Jean le Cam, qui a pris le départ de la Transat Jacques Vabre dimanche 8 novembre, a chaviré quelques heures plus tard au large de Cherbourg. Les deux hommes sont sains et saufs. Le bateau a été remorqué au port de Cherbourg et son mât est intact grâce au professionnalisme de son équipage, de la SNSM de Goury et d’Halvard Mabire, navigateur émérite. Récit des deux skippers.

Les conditions :

Yves le Blevec : « Le bateau naviguait au portant, très abattus, sous gennaker à une vitesse de 20 noeuds dans 20 à 25 noeuds de vent dans une mer un peu formée.”

Le chavirage :

A 18h45 heure française, le Multi50 Actual se retourne très brusquement par l’avant. Jean le Cam est alors dans le cockpit, Yves le Blevec est à la barre. Yves le Blevec : « Il y a eu un bruit puis un coup sec, un coup de frein phénoménal. Le bateau s’est redressé puis s’est retourné brutalement par l’avant. Je me suis dit « Ce n’est pas possible, on ne va pas y aller !!! » C’était d’une brutalité extrême, ça s’est passé en une à deux secondes. Jean n’a pas pu choquer l’écoute, il s’est fait emmener sur l’avant du bateau comme dans un accident de voiture. A ce moment là il n’y a plus rien à faire car moi j’étais en train de tomber. Je ne savais pas où j’allais tomber. Jean pendant ce temps était en train de plonger à l’intérieur. Et je me suis retrouvé dans l’eau. Je me suis senti rassuré de me retrouver dans l’eau. Et j’ai eu un nouveau un moment de frayeur en voyant le bateau me tomber dessus. Je me suis dit que la situation commençait à être critique. Le contact avec le bateau est revenu rapidement, pas de façon amicale car c’était tout le filet qui me tombait dessus. Par miracle le bateau s’est décalé et en une brassée ou deux j’ai pu attraper le filet et remonter sur le bateau sans me faire emprisonner. Je n’ai pas été très longtemps dans l’eau. A ce moment il y a eu un petit moment de flottement, Jean était à l’intérieur mais il ne savait pas où j’étais. Je suis remonté sur le bateau, j’ai appelé Jean, il m’a répondu. On s’appelait et on était inquiet pour l’autre. Rapidement nous avons ouvert la trappe qui nous a permis de communiquer et là on s’est dit « C’est dingue, qu’est ce qui s’est passé ? ! » On s’est dit tout va bien, on est tous les deux sains et saufs. Il fallait éviter l’accident car nous n’étions pas loin de la zone des cargos et nous étions pile sur la trajectoire des autres concurrents. Très vite Jean a enfilé sa combinaison de survie TPS et il est sorti sur la coque avec les flashlights et une VHF. Nous avons prévenu la course que tout allait bien. Nous n’étions pas en détresse, nous ne voulions pas déclencher tous les secours du monde mais simplement éviter d’être un danger pour les bateaux en navigation. »

Très rapidement, Jean le Cam sort à l’extérieur en combinaison TPS pour baliser le bateau à l’aide de flash lights. Aucune balise de détresse n’est déclenchée. Le Cross Jobourg lance immédiatement un avis à tous les navires sur zone pour éviter la collision.

© Marcel Mochet /AFP

Le témoignage de Jean le Cam :

“On était tranquille puis d’un coup poum paf en 3 secondes je n’ai jamais vu quelque-chose d’aussi brutal ! Hallucinant ! L’état de la mer était habituel au large de Cherbourg dans 25 noeuds de vent. Nous nous sommes retrouvés les fesses en l’air rapidement et après, le cul par terre, trois quatre secondes plus tard, l’étrave cassée. C’est le facteur classique quand cela freine en bas et accélère en haut, comme freiner avec une roue avant de vélo. C’était impressionnant, tu n’as pas le temps de respirer. Pour moi c’était facile car j’étais en train de sortir du poste de veille. Je n’ai pas eu le temps de tendre le bras que nous étions déjà à l’envers. Par-contre l’inquiétude était pour Yves qui pouvait rester sous le filet en mauvaise posture. Yves ne savait pas où j’étais et moi je ne savais pas où il était. Il fallait réagir très vite et s’il était sous le filet il fallait vite dégainer. Ce sont des moments qui ne durent pas très longtemps mais qui sont très intenses. Tu te dis qu’il est arrivé quelque chose à l’autre. Le reste c’est rien. On sait réagir et on sait ce que l’on a à faire. L’équipage de la SNSM a été extraordinaire. Avec une mer formée, ils ont réussi à beacher le semi-rigide sur le filet et le moteur a à peine touché le bras arrière. Deux hommes d’équipage sont montés à bord pour passer la patte d’oie et nous remorquer. Ce n’est pas facile à faire et ils sont très professionnels. Ce sont vraiment des personnes d’expérience. Nous sommes restés à bord jusqu’à ce que le bateau soit en remorque. Puis nous sommes montés à bord de la vedette. Nous avons mouillé le bateau à l’extérieur de la rade car nous avions 23 mètres de tirant d’eau (avec le mât à l’envers ndlr). Nous avons enlevé le mât puis nous l’avons remorqué dans la rade avant de retourner chercher le bateau. Le mât est entier, c’est complètement incroyable.”

 

© Marcel Mochet /AFP

Le remorquage : Le Cross Jobourg, à la demande de l’organisation de course, dépêche la SNSM de Goury afin d’intervenir et de tenter un remorquage. Arrivés avant 22h sur zone, les plongeurs de la SNSM interviennent immédiatement pour dégager la coque et le mât. En parallèle, l’équipe Actual demande à Halvard Mabire, skipper cherbourgeois, de renforcer son équipe technique. Le Multi50 Actual est pris en remorque. A la faveur de la renverse de courant, le convoi fait route dans la nuit vers le port de Cherbourg à la vitesse de 2,5 noeuds. Il fait route très lentement afin de ne pas casser le bateau et ne pas rompre ses amarres. Le bateau est mouillé à 1,5 mille du port à l’aube. Incroyable, l’équipe SNSM et les skippers constatent que le mât est entier et toujours solidaire du bateau. Alors qu’Yves le Blevec est blessé à la main droite, Jean le Cam, sur le trampoline du trimaran, poursuit les opérations de démâtage et de remorquage. Plusieurs heures sont nécessaires pour désolidariser le mât avec l’aide des plongeurs de la SNSM. En début d’après-midi, le Multi50 Actual et son mât sont à l’abri dans le port de Cherbourg. Yves le Blevec légèrement blessé. Jean le Cam prenait en main les opérations de démâtage sous-marines alors qu’Yves le Blevec était rapatrié à terre à 10h30. Le SMUR de Cherbourg ne déplorait qu’une luxation du pouce de la main droite qui nécessitait toutefois un plâtrage.

L’assistance :

Yves le Blevec : « La SNSM de Goury a été géniale, super pro. Halvard Mabire était aussi l’homme de la situation, je lui fais confiance les yeux fermés. Il a remarquablement bien géré la situation avec Jacky Huteau du port, afin de trouver les hommes et les moyens nécessaires pour mettre à l’abri le bateau et le mât. »

Un partenaire mobilisé :  Si cette avarie est forcément une déception pour le partenaire d’Yves le Blevec depuis 2001, le groupe Actual, elle ne constitue aucunement le bien fondé du projet. Au contraire, le groupe Actual poursuit la mobilisation de ses équipes autour de ce projet. Samuel Tual, Directeur général du Groupe ACTUAL, arrivé sur place dans la matinée déclarait : « Après le moment magique du départ, puis l’émotion, vient la raison. Nous sommes soulagés que les deux skippers aillent bien. Nous devons maintenant analyser très vite ce qui s’est passé. Notre objectif est d’être tous ensemble pour la Route du Rhum 2010. Nous avons la chance d’avoir deux skippers formidables et exceptionnels par leurs qualités et leurs compétences.»

Des causes à identifier : Impossible de déterminer la cause de ce chavirage. Yves le Blevec et Jean le Cam, devant la violence du choc, n’excluent aucune hypothèse. Yves le Blevec : “Nous avons peut-être heurté un objet non identifié. Nous n’avons aucune idée de ce qui a pu se passer. Nous allons prendre le recul nécessaire pour mesurer la casse et l’analyser. Nous le ferons bien évidemment en concertation avec l’architecte Guillaume Verdier, et le constructeur, Nicolas Groleau.”

8 novembre 2009

Actual chavire !

Classé dans : Multi50' — voilemulticoques @ 19:16
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Le communiqué de presse :

Ce soir à 17h45, Actual qui naviguait par vingt-trois noeuds de vent de nord à une vitesse de vingt nœuds a chaviré brusquement par l’avant. L’équipage a contacté alors le PC Course de la Transat Jacques Vabre. Jean Le Cam a installé un flash-light pour baliser le bateau et le CROSS Jobourg a lancé immédiatement un « safety net » précisant la position du bateau de manière à éviter tout risque de collision.

©Th. Martinez/Sea&Co

Yves Le Blévec et Jean Le Cam étaient alors à 22 milles au nord de Cherbourg. Ils n’ont pas lancé d’appel de détresse,  mais ont fait une demande d’assistance de manière à pouvoir remorquer le bateau jusqu’à Cherbourg. Le canot SNSM de la station de Goury, dans le sud du cap de la Hague, se rend sur zone. Il devrait être sur place dans les prochaines heures.

Le trimaran de BMW Oracle a dématé

Classé dans : America's Cup — voilemulticoques @ 18:21
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Le trimaran, récemment remis à l’eau après modifications a dématé au large de San Diego sans faire de blessés, dans des conditions légères et mer plate. Le mât de 60m est semble-t-il tombé sur l’arrière, dans l’axe du bateau, peut être un problème d’hydraulique….

Côté judiciaire, Alinghi a fait appel de la décision rejetant le site de Ras al Khaimah, et a proposé de courir sur la côte est de l’Australie, il semblerait que les deux équipes aient rejoint la table des négociations

Francis Joyon dans les calmes

Classé dans : Maxis Multis — voilemulticoques @ 15:09
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Le skipper d’Idec est bloqué depuis hier dans un anticyclone, réduisant la vitesse de son maxi trimaran à quelques noeuds, le seul point positif est que Francis Joyon est désormais sur la route directe de Port Louis situé à 1250 milles au nord. La sortie de ce système météo est prévue demain.

La Transat Jacques Vabre 2009 est lancée

Le départ de la Transat Jacques Vabre a été donnée aujourd’hui à 14 heures pour la classe Multi 50′ et à 14h30 pour les monocoques 60′ IMOCA.

Cet transat emmènera les vingts duos vers Puerto Limon au Costa Rica, les Multi 50′ devant laisser la Barbade à tribord, et les IMOCA la République Dominicaine à tribord, soit un parcours de 4730 milles pour les monocoques et de 5005 milles pour les multis.

Depuis la disparition du championnat ORMA, la classe Multi 50′ espérait pourvoir prendre la place laissée vacante par les grand multis, malgré les trois nouvelle unités construites, la classe peine encore à réunir un plateau conséquent avec seulement 6 bateaux au départ : deux font figure de grands favoris Crèpes Whaou emmené par Franck Yves Escoffier et Erwan Leroux, le plan VPLP devrait être très à l’aise dans les alizés et les petits airs du Golfe du Maxique, et Actual emmené par Yves Le Blévec et le très expérimenté Jean Le Cam, ce plan Verdier taillé pour le large devrait donner du fil à retordre aux malouins de Wahou.

La troisième nouvelle unité construite cette année, Prince de Bretagne d’Hervé Cléris, ne sera pas au départ suite à la rupture de son flotteur babord lors d’une sortie d’entrainement, Hervé Cléris et Christophe Dietsch participeront sur l’ancien trimaran Irens d’Hervé Cléris avec des ambitions revues à la baisse.

© AFP/ Marcel Mochet

Victorien Erussard, qui n’a pas trouvé de budget pour la construction d’un nouveau bateau sera au départ sur Guyader/Urgence Climatique, l’ex Laiterie de Saint Malo a subi un léger chantier et reçu une nouvelle garde robe, difficile d’imaginer une victoire mais la troisième place semble accessible au duo Victorien Erussard/Loic Fequet.

Les deux “couples” restants ne seront probablement pas sur le podium sauf casse des favoris, Lalou Roucayrol s’aligne de justesse en compagnie de Amaiur Alfaro sur Région Aquitaine-port Médoc, son trimaran de course croisière après une collision avec un chalutier lors du convoyage du bateau vers le Havre.  Alain Maignan et Nicoe Harel, sur FenêtreA-Cardinal n’auront pour ambition que d’effectuer cette traversée.

La cartographie de la Transat : ici.

Le site officiel de la Transat Jacques Vabre

Bruno Peyron au départ de la Route du Rhum ?

Classé dans : Maxis Multis — voilemulticoques @ 14:02
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Même si ce n’est encore qu’un projet, Bruno Peyron envisage une participation à la Route du Rhum et a remis son catamaran Team Explorer (ex Orange 2, actuel détenteur du Trophée Jules Verne) en chantier pour l’adapter aux navigations en solitaire.

Ce retour est conditionné à l’arrivée d’un sponsor.

Info : Le Télégramme.

7 novembre 2009

Groupama 3 est parti pour le Trophée Jules Verne

Classé dans : Maxis Multis — voilemulticoques @ 12:12
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Franck Cammas et ses hommes d’équipage ont quitté Brest jeudi pour rejoindre la ligne de départ du Trophée Jules Verne au large d’Ouessant, celle-ci a été franchie peu avant 17 heures.

Des conditions musclées attendaient l’équipage dès la sortie du goulet de Brest avec 25-30 noeuds de vent et des creux de 7 mètres au large, des conditions pas idéales pour un départ, mais l’objectif était d’accrocher les alizés au large du Portugal pour un passage de l’Equateur en moins de 7 jours.

© Yvan Zedda/ Groupama SA

Une partie du retard prise sur le temps de référence a déjà été comblée, et le trimaran vert devrait dès ce soir avoir l’avantage,  après avoir empanné pour faire route directe vers l’Equateur, les Canaries devraient être franchies ce soir par l’est ce qui permettra d’éviter les dévents provoqués par le relief des îles.

La cartographie de la tentative se trouve : ici.

Les vacations et les actualités de la tentative sur le site officiel.

29 octobre 2009

Victorien Erussard au départ de la Jacques Vabre

Classé dans : Multi50' — voilemulticoques @ 12:12
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Le skipper du trimaran portant les couleurs Laiterie Saint Malo cette saison,  sera bien présent au départ de la Transat Jacques Vabre qui partira du Havre le 8 novembre, accompagné de son co-skipper : Loic Fequet, grâce à l’arrivée de nouveaux sponsors.

Le trimaran portera les couleurs de Guyader Gastronomie pour Urgence Climatique, le skipper malouin sera aussi soutenu par Maison Trécobat, Laiterie de Saint-Malo (Groupe Sill), Federal Finance (Groupe CMB-ARKEA) et Networkvisio. Ces sponsors ont permis de remettre le bateau à niveau, il a été équipé d’un jeu de voiles en 3d kevlar permettant de gagner  200 kilos par rapport aux anciennes voiles entre autres.

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