L'actualité des Multicoques par Voile-Multicoques.com

29 août 2014

Armel le Cléac’h forfait pour la Route du Rhum

Le skipper du maxi trimaran solo Banque Populaire VII doit déclarer forfait pour la route du Rhum 2014 dont le départ sera donné le 2 novembre. Armel le Cléac’h est contraint de renoncer à cette transatlantique en course, suite à une blessure a la main ayant entrainé une section tendineuse et d’un nerf, ce qui le contraindra à rester plusieurs mois sans compétition.
Ce forfait tombe au plus mal pour le team Banque Populaire puisque le skipper était parfaitement préparé et disposait du bateau vainqueur de la dernière édition (ex Groupama 3, Franck Cammas). Reste à trouver un skipper de remplacement, le nom de celui-ci devrait être connu la semaine prochaine, plusieurs équipiers du team sont susceptibles de se substituer au skipper titulaire, tout comme plusieurs marins habitués des grands multicoques.

Du côté des concurrents, Sodeb’O Ultim’ de Thomas Coville et Idec de Francis Joyon sont actuellement chez Multiplast pour un chantier avant la course, Thomas Coville dispose déjà de sa qualification qu’il a effectué à son retour de Guadeloupe.

Yann Guichard sur Spindrift 2 est quand à lui en train d’effectuer ce parcours de qualification, après un court arrêt à Horta suite à la casse d’un safran de flotteur consécutif à un choc avec un OFNI. Le bateau devrait également subir un check up en septembre.

En Multi 70, Sébastien Josse, le skipper de Groupe Edmond de Rotshchild est également qualifié, Sidney Gavignet sur Oman Sail et Yann Eliès sur Paprec devront aussi satisfaire à ce préambule dans les semaines à venir.

Team France challenger officiel pour la 35ème America’s Cup

America’s Cup Management a dévoilé il y a quelques jours les challengers qui ont été retenus pour défier le Defender américain : Oracle Team USA pour la 35ème Coupe de l’America.

Les autres équipes sélectionnées sont : les Néo-Zélandais d’Emirates Team New Zealand, les Italiens de Luna Rossa, les suédois d’Artémis et l’équipe de Ben Ainslie.

« Cela fait 18 mois que nous travaillons sérieusement sur ce projet avec Michel, Olivier et une équipe resserrée. C’est difficile mais aussi captivant. Au-delà des aspects technologiques et sportifs qui sont notre quotidien depuis des dizaines d’années, il faut susciter l’adhésion du public, des chefs d’entreprises et convaincre des partenaires. C’est passionnant car ca nous permet de rencontrer de fortes personnalités et des entreprises qui partagent notre ambition. Sans elles et sans le Club Team France qui nous réunit, nous ne serions pas challenger officiel. Merci à eux et merci à tous ceux qui nous rejoindront dans les prochains mois afin de créer les conditions pérennes pour être compétitif dans la voile en équipage et participer régulièrement à l’America’s Cup pour la gagner » déclare Franck Cammas, skipper Team France.

Ces équipes seront officiellement présentées à Londres, le 9 septembre prochain, le lieu de la prochaine America’s Cup pourrait également être dévoilé (Les Bermudes ou San Diego).

Parmi les dernières rumeurs développées :

- La participation de l’équipe de Ben Ainslie serait encore sujette à caution, l’anglais peinant à trouver des fonds après le retrait annoncé de son sponsor prinicipal depuis plusieurs années, le fond d’investissement américain JP Morgan.

- Team France mené par le trio Cammas/Desjoyaux/Kersauson aurait fait appel à Juan Kouyoumdjian pour la partie architecturale, le fracno argentin avait collaboré avec Franck Cammas et remporté la Volvo Ocean Race en 2011-2012. Il avait par ailleurs dessiné les catamarans suédois d’Artemis lors de la 34ème America’s Cup, les deux plans s’étaient révélés très en deçà de la concurrence. Artemis a depuis recruté dans l’équipe VPLP, tandis que Guillaume Verdier fait parti du design team des néo-zélandais.

- L’organisation de l’America’s Cup chercherait à obtenir des avantages de la part de la ville hôte de l’événement et demanderait entre autre la fourniture de 10000 nuitées d’hébergement gratuites pour les invités des sponsors, cette information aurait été dévoilée par la ville de San DIego encore en lice pour accueillir la 35ème édition.

Team France Bande Annonce par TeamFranceVoile

31 juillet 2014

Yann Eliès au départ de la Route du Rhum

Filed under: MOD 70,Multi One Design,Route du Rhum — voilemulticoques @ 19:40
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Yann Éliès participera à la prochaine Route du Rhum sur le MOD70 Parec Recyclage de Jean-Pierre Dick, celui-ci se consacrant désormais à la préparation du Vendée Globe, avec la construction d’un 60′ IMOCA.

Yann Elies, skipper du MOD 70 Paprec : « Je suis un bizuth en solitaire sur l’Atlantique et aussi sur ces bateaux. Les objectifs sont de finir premier des trois MOD 70 en course. Il faudra un peu de chance, c’est-à-dire naviguer à la perfection, avoir un peu de réussite et que les autres en aient un peu moins »

28 juillet 2014

Le Tour de France à la voile passe au multicoque

Filed under: Non classé — voilemulticoques @ 14:17
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ASO, la société organisatrice du Tour de France à la voile a annoncé son choix à l’issue de cette édition 2014, les monocoques monotypes M34 seront donc remplacés à partir de 2015 pour des trimarans  Diam 24.

Ce trimaran dessiné par le cabinet VPLP et construit à Port La Forêt par Vianney Ancelin, tpossède déjà un circuit de régates dont le Grand Prix Guyader, le Grand Prix de l’Ecole Navale, le Raid Emeraude de Saint Lunaire. François Gabart, Vincent Riou, Bernard Stamm, Lionel Lemonchois, Bruno Jourdren ont déjà gouté à ce multicoque, certains d’entre eux étant même engagés officiellement sur ces régates.

L’objectif principal de ce changement de support est de baisser le coût de participation à la baisse, le bateau a un coût à l’achat de 55000€, ce qui est moins que la location d’un M34 à la location annuelle, par ailleurs le nombre d’équipers sera réduit puisque le trimaran sera mené par 3 à 4 personnes.

Jean-Baptiste Durier , directeur du Tour de France :  « Nous avons souhaité partir d’une feuille totalement blanche pour nous laisser un maximum d’opportunités, en ne nous interdisant rien. Le budget de participation à l’épreuve est rapidement apparu comme un point central, tout comme les aspirations de nombreux coureurs à évoluer sur du multicoque, offrant plus de vitesse et de spectacle. Le Diam 24, qui coûte aux environs de 55 000 euros TTC prêt à naviguer, soit trois fois moins cher que le M34, répond entièrement à cette double problématique. Il présente un positionnement budgétaire idéal, permettant de rassembler un large panel d’équipages, des amateurs à de grands noms de la Voile. Ces derniers ont ainsi l’opportunité de naviguer sur un projet complémentaire à leurs objectifs principaux, sur un événement qu’ils apprécient, et qui offre à leurs partenaires de belles possibilités d’activations multi-locales tant sur le Village qu’en terme d’hospitalités VIP, le Tour de France à la Voile présentant par essence un large maillage du territoire via son format de Tournée d’été ». 
Les étapes de ralliement, offshore, seront donc supprimées au profit de  parcours techniques alternernant avec de grands runs, type parcours côtiers.

Jean-Baptiste Durier , directeur du Tour de France :  Nous alternerons deux types de régates dans les villes-étape. Des parcours côtiers, en Jour 1, que nous pourrons adapter en fonction des conditions, et qui permettront de continuer à mettre en valeur les merveilles de notre littoral, et des régates techniques beaucoup plus courtes en Jour 2, qui s’enchaineront au sein d’un stade nautique. Nous avons non seulement la volonté de rapprocher le spectacle de la terre et du public mais aussi de créer l’animation qui permettra à ce public de comprendre ce qui se joue sur l’eau avec un environnement sonore et visuel très travaillé. Le multicoque plait car il peut être extrêmement spectaculaire. C’est aussi ce qui a guidé notre choix » 

Michel Desjoyeaux skipper :

« Le Tour est une référence dans la voile française en équipage, qui a permis à beaucoup de jeunes d’évoluer vers le haut niveau, puis de faire carrière. Le multicoque fait très clairement partie de la culture nautique et technologique française,  qui  se développe enfin à l’international ! C’est une très bonne chose de marier les deux pour relancer la dynamique de ce grand événement. L’objectif, c’est d’avoir plus de bateaux et plus de marins ! Le Diam 24 répond aussi à une souplesse nécessaire dans une épreuve itinérante le long de nos côtes françaises, en tenant compte des impératifs de timing d’animations aux escales ! »

Vincent Riou, skipper du monocoque 60’ PRB :

« Le Diam 24 est un support vraiment fun, sportif, léger qui dépote ! Il y va y avoir du spectacle. Je voulais trouver un autre support en plus de mon 60’. C’est un projet facile à mettre en œuvre avec le Diam 24. La série ne fait que démarrer mais elle attire déjà du beau monde. Et puis le Tour de France à la Voile est une sorte d’institution. Je pense que le Diam 24 peut donner une nouvelle dynamique à l’épreuve. C’est un très beau projet que de faire le Tour en multicoque. C’est une idée qui m’enthousiasme beaucoup ! »

Daniel Souben, skipper de Courrier Dunkerque 3, vainqueur du Tour de France à la Voile :

« Nous sommes dans une période où le Tour rencontre quelques difficultés malgré la qualité du plateau et l’excellent retour médias. Nous manquons d’équipes. Il ne faut pas refuser d’évoluer. La solution retenue devrait permettre à beaucoup d’équipes de venir et va favoriser le mélange professionnels et amateurs. Ce sera un tour différent car nous perdons les offshores. Mais cela va aussi amener des compétiteurs nouveaux et notamment une jeune génération et des personnes issues du multicoque. L’arrivée du Diam 24 est bénéfique tant du point de vue de la communication que d’un point de vue budgétaire. Je n’y vois que du positif. Il faut que tout le monde s’y retrouve. Ce qui est proposé vaut le coup d’être tenté. »

François Gabart, skipper de Macif :

« J’ai fait mon premier tour en 2002 ou 2003 à l’époque où je faisais aussi du Tornado. Le Tour, cela a été pour moi la découverte du large, les régates de nuit, la navigation dans les courants, les passages dans les raz. Mais je trouvais que l’on se trainait un peu sur nos monocoques. Je m’étais dit à l’époque que ce serait top de faire ça avec des petits multicoques ! Donc je pense que l’évolution du Tour de France à la Voile est très très positive. L’avenir de la voile de manière globale, c’est le multicoque. J’en suis intimement convaincu. J’ai acheté un Diam 24 bien avant de savoir qu’il allait devenir le nouveau bateau du Tour. C’est un excellent bateau, très accessible non seulement budgétairement mais aussi en termes de maniement. C’est un bateau sur lequel beaucoup de personnes pourront prendre du plaisir. Cela va rendre le tour plus populaire non seulement en termes de public mais aussi au niveau des participants. Le mélange, c’est la force du Tour ! »

Philippe Presti, double vainqueur de la Coupe de l’America avec Team Oracle (coach cellule arrière) :

« Cela devenait un peu pénible de voir le Tour de France à la Voile avec si peu d’engouement. Pour moi, le Tour a été fabuleux. Je venais du Finn et découvrais la régate en équipage, les navigations de nuit. C’est dommage d’avoir perdu les amateurs, les étudiants… Donc c’est une super idée de faire le Tour en multicoque. Cela devrait relancer la machine. On surfe sur la vague multi, c’est une bonne évolution. Le bateau est facile, safe et accessible. Il correspond au cahier des charges que s’étaient fixés les organisateurs. Cela devrait permettre d’amener une autre population sur le Tour. Au-delà du haut niveau, l’objet du tour est de créer la dynamique pour amener des gens vers le bateau à voile. Je suis sûr que tout le monde s’adaptera au support et prendra du plaisir ».

Billy Besson, membre de l’Equipe de France de Voile Olympique en Nacra 17 :

« L’arrivée du Diam 24 sur le Tour de France à la Voile est intéressante. Je connais l’épreuve pour y avoir participé en Farr 30 il y a quelques années. Ce changement est énorme mais très positif. Le multicoque grandit partout en France et à l’international. Il n’y a qu’à regarder la Coupe de l’America. Donc c’est une évolution qui suit l’ère actuelle. Je pense aussi qu’ajouter du spectacle sur le Tour de France à la Voile est une bonne chose. Avant, nous partions au large et le public nous voyait juste à l’arrivée dans les ports. Là, cela va permettre de mettre les parcours tout près des côtes. Tout le monde va pouvoir en profiter et se passionner pour ces régates. Le Nacra 17, est mixte obligatoirement ; si le Diam 24 peut ouvrir des portes aux filles, c’est très bien. C’est quelque chose à approfondir. Je vais le proposer à Marie (Riou, sa coéquipière en Nacra 17, ndlr), c’est une bonne idée ! »

Jean Pierre Champion, Président de la Fédération Française de Voile :

« C’est plus qu’un changement de support, c’est un changement de format. Je comprends les choix d’A.S.O. C’est une bonne formule pour la promotion de la voile en compétition. Ce sont des régates qui vont parler au public et qui sont facilement explicables. La formule actuelle du Tour de France à la Voile relève de la course au large. C’est une épreuve majeure de la voile française et ça va le rester évidemment. Nous avons une filière de formation des jeunes qui passait par le Tour de France à la Voile. On voit tous les bénéfices de cette filière notamment sur la Volvo Ocean Race sur laquelle naviguent régulièrement des skippers et des équipiers français. Nous allons réfléchir et travailler pour trouver des épreuves pour suppléer le Tour de France à la voile sous son ancienne formule. Quant au Diam 24, c’est dans l’air du temps. C’est un bateau excitant qui va plaire à beaucoup de compétiteurs. Le bateau n’est pas défini en termes de jauge. Il va falloir cadrer les choix si on ne veut pas avoir d’évolutions non-contrôlées, puisque le choix de ce support répond aussi à une volonté de maîtriser les coûts. »

Eric Hainneville, Président de la Classe Diam 24 :

« En tant que président de la classe, l’arrivée du Diam 24 comme support du Tour de France à la Voile génère du stress. Car la barre est mise très haute dès le début. Nous avons une volonté de ne pas décevoir, d’être à la hauteur. En tant que navigant, c’est un super projet. Je trouve que c’est une reconnaissance du multicoque comme un vrai support de navigation. Le multi demande de vraies qualités de navigation. La Coupe de l’America nous a bien aidés pour cette reconnaissance. Avec Vianney Ancelin, nous voulions un bateau à sensations, avec un prix raisonnable, simple et accessible à tous. Nous ne voulons pas courir après la surenchère. Et c’est un vrai challenge. Le bateau va permettre de faire venir d’autres profils de navigants aux côtés des pros. Cela va donner une autre dimension au Tour de France à la Voile. Je trouve que c’est un défi génial. Il y a une confiance mutuelle entre nous les coureurs, la classe et l’organisateur. »

25 juillet 2014

Banque Populaire VII rentre en France, Spindrift 2 en stand by, double transtalantique pour Thomas Coville

Après deux mois de stand by, Armel le Cléac’h a décidé de mettre fin à son stand by concernant le record de l’Atlantique Nord entre New York et le Cap Lizard, ceci afin de mieux préparer la Route du Rhum dont le départ sera donné dans 100 jours.

Les conditions anticycloniques sur l’Atlantique Nord et des glaces situées très sud pour la saison auront eu raison de ce stand by de deux mois. Le skipper du maxi trimaran solo Banque Popualire VII va donc reprendre la mer en direction de Lorient, il mettra à profit cette transat pour parfaire sa préparation puisqu’il n’embarque que Gildas Morvan à ses côtés, celui-ci participera le moins possible à la marche du bateau.

Armel le Cléac’h, skipper de Banque Populaire VII : "Nous nous étions donnés la fin juillet comme date butoir de notre stand by à New York. Marcel van Triest me confirme qu’aucune perspective ne se dessine durant les 8 prochains jours. Il est donc temps pour moi de ramener le maxi trimaran à son port d’attache de Lorient, afin de respecter notre calendrier de préparation à la Route du Rhum. Trois semaines de chantier sont en effet programmées en août, afin de soumettre le bateau à une profonde vérification d’ensemble, suite à ses quatre transats de l’année. Je souhaite naviguer intensément dès les premiers jours de septembre dans la perspective de mon objectif prioritaire, la 10ème édition de la Route du Rhum. Depuis près de deux mois que nous surveillons l’évolution des phénomènes météo sur l’Atlantique, rien de vraiment sérieux ne nous a été proposé, et la présence d’icebergs au sud de Terre Neuve nous aurait contraint à rallonger sérieusement la route. Je quitterai New York sans regret car les conditions de signer un chrono ne se sont pas offertes à nous. Cette nouvelle traversée de l’Atlantique va cependant me permettre de poursuivre mon entraînement en solitaire à bord de Banque Populaire VII. Il me tarde de reprendre mes marques. Gildas Morvan sera à bord pour m’aider en cas de situation difficile, mais il sera avant tout un observateur et c’est seul que j’effectuerai les manœuvres le plus lourdes, en vivant selon un rythme le plus proche possible du solitaire."

© Yvan Zedda / BPCE

L’autre maxi trimaran également en stand-by, Spindrift 2, restera sur place jusqu’à la mi-août, Yann Guichard et Dona Bertarelli et leur équipage espèrent pouvoir trouver une fenêtre météo dans les trois semaines à venir, dans le cas contraire, le bateau rejoindra aussi son port d’attache breton afin de le configurer pour la Route du Rhum.

Quant à Thomas Coville, autre prétendant à la victoire sur la prochaine Route du Rhum, il est arrivé vendredi en Guadeloupe après une transat en équipage (Jean-Luc Nélias, Loïc Le Mignon, Thierry Briend, Martin Gavériaux et Alexis Aveline l’accompagnaient) sur le nouveau Sodeb’O Ultim, il a repris la mer hier pour le convoyage retour en solitaire, également dans le but de parfaire sa préparation à cette course.

Thomas Coville, skipper de Sodeb’O Ultim :

« Le bateau est très sain et se maitrise facilement. Sodebo Ultim’ passe super bien dans la mer et ne mouille pas beaucoup. Si on navigue très vite à 30 nœuds, le bateau se stabilise facilement même sous pilotes. On a gardé les références des pilotes acquises avec le max-trimaran Sodebo. Les mécaniques et les mécanismes marchent bien, ce n’est pas surprenant car nous n’avons pas d’innovations majeures. C’est vrai aussi que la réalisation et le positionnement auraient pu nous arrêterA vec ce bateau là, j’ai l’impression d’être dans une autre dimension, dans un autre univers. Par rapport au Maxi Sodebo, c’est vrai que tu ralentis quand tu te déplaces. L’inertie d’un bateau de 15 tonnes qui va facilement à 30 nœuds t’emporte quand il accélère ou décélère. Le plus difficile physiquement, ça a été de dormir. C’est normal, c’est une première transat. Il y a de nouveaux sons, une nouvelle sonorité. J’étais forcement très attentif mais ça va s’améliorer. Je vais m’habituer ».

 

23 juillet 2014

Des sponsors pour Team France ?

D’après Loick le Bras, de Voiles et Voiliers, Team France, serait sur le point de signer un accord de sponsoring avec le groupe Airbus et le groupe hôtelier Accor.

Le défi français, mené par le trio Franck Cammas,  Michel Desjoyaux et Olivier de Kersauson, sécuriserait donc sa participation à la 35ème Coupe de l’America avec ces deux sponsors et pourrait lancer sa campagne, notamment les études pour le futur catamaran à aile AC62.

 

 

Mise à jour du 25/7/2014 : Un communiqué officiel d’America’s Cup Management daté de ce jour fait part de la participation de 4 équipes, Luna Rossa Challenge, Artemis Racing, Ben Ainslie Racing et Team France, ce qui semble confirmer les rumeurs de cette semaine. Ces teams seraient en discussion avec le Defender Oracle Team USA concernant le format et les règles de la prochaine Coupe, après le retrait de challenger of record Team Australia.

 

A lire également une interview du tacticien de Luna Rossa, Francesco Bruni sur la régate.

19 juillet 2014

Coupe de l’America : Le challenger of record jette l’éponge

L’équipe australienne, soutenue par la famille Oatley, a annoncé aujourd’hui son forfait pour la 35 ème Coupe de l’America.

Les raisons économiques sont mises en avant par le Team Australia, mais il semblerait que le rôle du challenger of record se soit sensiblement réduit, le team n’aurait pas réussi à infléchir les décisions du team Oracle USA concernant le format et les réductions de budget.

Un nouveau Challenger of Record devrait être désigné, il s’agira du premier inscrit à cette 35ème America’s Cup. Le Ben Ainslie Challenge (UK), les suédois d’Artemis, Luna Rossa (ITA) et Emirates Team New Zealand sont sur les rangs pour cette prochaine édition, on attend également une annonce du team France.

20 juin 2014

Vulcain Trophy : Alinghi reprend la tête, Ladycat powered by Spindrift remporte le Bol d’Or

L’équipage d’Ernesto Bertarelli a repris les commandes du Vulcain Trophy avec sa victoire sur la Genève Rolle Genève, sur l’Open de Versoix et sa 3ème place sur le Bol d’Or.

Alinghi avait pris les commandes de l’Open de Versoix dès les premières manches avec deux victoires d’entrée de jeu, ils contrôlaient ensuite malgré une dernière place sur la dernière manche suite à une pénalité, ce grand prix se réduisait à une journée de régate et six manches faute de vent le lendemain. Ils s’étaient imposé la veille sur la première classique lémanique de la saison : la Genève Rolle Genève, celle-ci s’est courue dans des vents faibles à modérés, Alinghi et Realstone avaient pris la tête dès le début, Mobimo et team Tilt bataillaient pour la troisième place, c’était finalement Christian Wahl qui prenait celle-ci devant Tilt, Zen Too et Ladycat powered by Spindrift.

A noter sur ces deux rendez-vous la belle performance de Realstone, qui avait chaviré quelques jours avant ces régates et qui naviguait avec un mât de spare de Zen Too et une coque d’Artemis.

Sur la plus célèbre régate lémanique, le Bol d’Or, c’est Ladycat qui s’imposait, l’équipage de Dona Bertarelli et Yann Guichard choisissait de ne pas prendre d’option extreme dans une bise soutenue, ce choix stratégique payait puisque l’équipage s’imposait devant Realstone, Alinghi, Mobimo et Zen Too. Hydros autre bateau de classe M1 se classait 9ème (suite à la pénalité de Veltigroup) derrière 8 D35, à 30 minutes du vainqueur, le catamaran Flying Phantom, qui disputait la régate "hors classement" termine juste derrière le foiler de 35′. A noter la casse d’un foil du GC 32 engagé qui termine donc en 17ème position.

Dona Bertarelli, skipper de Ladycat powered by Spindrift racing « La stratégie était de rester au contact de nos concurrents et de ne pas prendre d’options extrêmes afin de pouvoir saisir toutes les opportunités et avoir des cartes à jouer. Nous sommes restés très concentrés pendant toute la course, car les conditions étaient vraiment difficiles et nous étions toujours à l’attaque et donc sur le fil du rasoir. Je suis très fière de mon équipe qui a bien navigué de bout en bout. C’est aussi un immense bonheur de remporter le Bol d’Or Mirabaud, surtout pour la seconde fois. Cette édition a une saveur particulière, car Ladycat powered by Spindrift racing porte les couleurs de Mirabaud. Je suis fière et émue de pouvoir partager cette victoire avec tous mes partenaires. Maintenant il faudrait qu’on réussisse encore à s’imposer sur la prochaine édition car pour remporter définitivement le challenge du Bol d’Or, il faut gagner 3 fois l’épreuve en 5 ans !»

©Loris Von Siebenthal

Yann Guichard « Nous avons un peu souffert au près. Nous avions fait le choix de régler le bateau pour des conditions très ventées donc nous n’avons pas pu bénéficier des avantages de cette option sur les premiers miles. L’objectif était néanmoins d’arriver dans le paquet de tête à la mi-parcours et nous avons réussi à prendre les commandes de la flotte à 150 mètres du Bouveret. Sur la fin, c’était vraiment très chaud, on était à pleine vitesse dans un mouchoir de poche avec Realstone et Veltigroup. Nous avons réussi à les doubler à 300 mètres de la ligne d’arrivée et ils terminent 50 mètres derrière nous. Le suspens a été jusqu’au bout ! Nous avons eu une bonne stratégie et vraiment un super travail d’équipe. Nous avions fait certains choix techniques et stratégiques qui ont payé. Pour ma part, c’est la première fois que je remporte le Bol d’Or Mirabaud. Cela représente pour moi une course mythique, une épreuve que je rêvais d’accrocher un jour dans ma carrière. Je suis vraiment super content ! »

 

13 juin 2014

Coupe de l’America : les réactions

  • Deux annonces cette semaine :
    • sans surprise, Luna Rossa est de nouveau challenger, Max Sirena est de nouveau skipper du team transalpin, accompagné de Francesco Bruni et Chris Draper, à noter l’arrivée de Martin Fisher dans l’équipe architecturale.
    • Ben Ainslie a aussi dévoilé son team, son budget prévisionnel est de 80 millions de £, 40% serait déjà sécurisé, quelques équipiers sont déjà annoncés : David Carr, Nick Hutton, Matt Cornwell, Andrew McClean ; côté architectual le britannique a recruté le français Benjamin Muyl (ex ETNZ, co-architecte de Groupama C), ainsi que Jason Ker, Dirk Kramers, Luc du Bois.
  • La polémique s’estompe entre Team New Zealand et le defender Oracle, en effet, Grant Dalton, CEO d’ETNZ a repris en détail le protocole lors d’une conférence de presse, il estime que les chances de remporter cette 35 ème America’s Cup restent fortes malgré les avantages du defender. Ceux-ci sont désormais largement minorés par rapport aux premières réactions, notamment sur le fait de naviguer à deux bateaux.
  • Côté français, les réactions du potentiel Team France sont également assez consensuelles :
  • La date du 8 août pour le règlement des premiers droits d’inscription (1.075.000 US$) vous convient-elle et aurez-vous les moyens de payer ?

Louis Noël Viviès : « Le protocole précise que les coûts de l’organisation sportive de la prochaine America’ Cup devront être supportés à part égale par l’ensemble des concurrents. Ces droits d’inscription, qui peuvent paraître élevés, sont aussi destinés à avoir un arbitrage et une organisation sportive indépendants du Defender. Cela a un coût, mais qu’il faut le mettre en perspective puisqu’il ne représente que 3% du budget global d’une campagne. Si Team France se lance à l’attaque de la 35ème AC, c’est avec des moyens cohérents avec ses ambitions et ce premier versement est donc incontournable ! »

    •   Sportivement, que pensez-vous des quatre échelons de sélection :
      1. America’s Cup World Series en AC 45
      2. America’s Cup Qualifier (2 round robin)
      3. America’s Cup Challenger Playoffs
      4. America’s Cup avec 1 point d’avance pour le challenger si il est aussi le vainqueur des America’s Cup Qualifier
      Franck Cammas : « Les sélections vont commencer très tôt (dès l’année prochaine, en AC45) et déjà on sera dans le vif de la compétition avec des points à gagner ! C’est plutôt positif d’être dans l‘obligation de se mesurer régulièrement avec les autres team de l’America’s Cup et donc acquérir de l’expérience et progresser lors des ces régates de très haut niveau. Cela permettra aussi de sélectionner et de former un équipage performant pour Team France qui œuvrera ensuite sur l’AC62. On a besoin pour cela de mettre les équipiers sous pression très tôt et donc cela va nous permettre d’arriver préparé pour les régates finales sur le grand catamaran, régates qui demeurent l’objectif ultime et important de cette aventure»
    •   Technologiquement, le droit qu’à le Defender de construire deux bateaux contre 1 aux Challengers constitue t’il un avantage considérable ? Michel Desjoyeaux : « Dans l’histoire de la Coupe, le Defender, qui fixe bon nombre de règles, a pour principal objectif de conserver son titre. Beaucoup de choses dans l’America’s Cup sont basées sur ce principe. Contrairement aux challengers, il navigue seul et n’a donc pas l’opportunité de tester son bateau face à des concurrents. Il est donc assez logique qu’il s’octroie le droit de construire deux bateaux contre un par challenger. »
    • Est-il gênant de ne pas connaître qu’en février 2015 le lieu des différentes villes accueillant les sélections et l’America’s Cup ? Est-ce là encore une manœuvre du Defender pour tirer un avantage ?
      Michel Desjoyeaux : « Le projet de jauge dont nous disposons est très contraignant et la marge de manœuvre des designers est millimétrée. Le choix du plan d’eau ne devrait pas beaucoup influer sur la performance des bateaux. D’autant plus que selon les bruits qui circulent, on devrait naviguer sur une mer plutôt plate. Il faut aussi se mettre à la place du Defender qui organise ces régates. C’est un énorme travail qui demande du temps. »

4 juin 2014

Le protocole de la 35ème America’s Cup (enfin) dévoilé

Après plusieurs mois de retard, le defender Oracle Team USA a dévoilé le protocole de la prochaine Coupe de l’America hier.

Toutes les informations n’y figurent pas, notamment le plan d’eau sur lequel sur déroulera la compétition.

Les principaux points du protocole :

  • La 35ème America’s Cup se déroulera en 2017
  • Un circuit de 3 ans de régates sera mis en place, de 2015 à 2017 :
    • entre 6 et 8 America’s Cup World Series, en AC45, en 2015 et 2016, les résultats de ces régates compteront pour la phase qualificative de l’America’s Cup. Les AC45 pourraient être équipés de foils
    • Deux phases de qualification en 2017, sur les AC62 : l’America’s Cup Qualifiers series avec tous les teams inscrits, les quatre meilleurs teams accéderont alors à l’America’s Cup Challenger Playoffs, qui se jouera en 5 manches gagnantes sur un format : demi-finales, finale. Cette dernière étape permettra de déterminer le challenger qui affrontera Oracle en finale de la Coupe, toujours en 7 manches gagnantes.
    • si le challenger vainqueur des playoffs a remporté les series qualificatives, il débutera la finale de l’America’s Cup avec un point.
    • Renouvellement des Youth America’s Cup, avec au moins deux événements, en dehors du cadre de régates de l’America’s Cup, l’intégralité de l’équipage devra avoir la nationalité de son équipe
  • Confirmation du catamaran AC62, à aile rigide et mené par 8 équipiers, utilisé à partir de 2017, le defender Oracle pourra construire 2 bateaux, les challengers un seul. Des modifications sur les catamarans sont possibles : 20% pour les coques, 50% pour les bras.
  • Les coques des AC62 devront être construites dans le pays représenté par le défi, possibilité de construire deux ailes par équipe, et 6 paires de "dérives-foils".
  • Le range de vent pour lancer une régate se situera entre 5 et 25 noeuds
  • Introduction d’une règle de nationalité : au moins un équipier ayant la nationalité de l’équipe pour les America’s Cup World Series sur AC45, au moins 2 équipiers sur les 8 pour les régates en AC62 à partir de 2017.
  • Les inscriptions à la compétition doivent se faire entre le 9 juin et le 8 août 2014, les équipes ayant des financements devraient donc rapidement se dévoiler (Luna Rossa, Artemis racing, Team New Zealand, Team Australia, Ben Ainslie Challenge semblent quasi certaines, reste des inconnues dont le Team France)
  • Les AC62 ne devront pas être mis à l’eau plus de 150 jours avant le début des phases qualificatives, à l’exception deuxième bateau du défenseur, qui ne pourra être lancé au plus tôt  que 30 jours avant les Qualifications. Le Defender ne pourra pas naviguer avec ses deux catamarans jusqu’au terme des America’s Cup Qualifiers series.

Les critiques commencent à poindre concernant le protocole, notamment sur le fait que les challengers peuvent avoir des difficultés à vendre un projet à leurs sponsors sans connaitre le plan d’eau des régates.

Le defender se donne jusqu’au 31 décembre pour annoncer celui de la Finale de la Cup et jusqu’au 15 février 2015 pour déterminer celui qui accueillera à la dernière phase de qualification précédant l’America’s Cup.

Par ailleurs le coût d’une campagne est critiqué, les équipes devront investir dans des études de conception et la construction  des AC62, sans être assurées de participer au dernier.

L’avantage du defender est également criant, les challengers ne pourront construire qu’un bateau, Oracle en lancera deux, s’assurant un net avantage en cas de casse ou de chavirage.

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