L'actualité des Multicoques par Voile-Multicoques.com

11 octobre 2014

Alinghi en tête des Extreme Sailing Series

C’est de nouveau l’équipe d’Alinghi qui a gagné l’acte de Nice le week end dernier, les suisses étaient en verve puisque Realstone prenait la seconde place de cette avant dernière manche de la saison devant JP Morgan BAR.

Cinq équipes sont encore en lices pour le podium final : Alinghi, The Wave, Muscat, Emirates Team New Zealand, Realteam et J.P. Morgan BAR.  L’ultime acte aura lieu en décembre à Sydney en Australie .

Alinghi a  pris un net avantage pour la victoire finale avec huit points d’avance sur The Wave, Muscat.

Morgan Larson, barreur d’Alinghi : « En début de saison, nous étions en confiance, nous pensions avoir une bonne avance. Mais le reste de la flotte se montre très compétitif. Sept équipes sont capables de gagner une épreuve et c’est exactement ce que nous allons observer à Sydney. Le nombre de points sur ce dernier Acte comptera double, et si nous faisons un mauvais résultat et que The Wave, Muscat ou Emirates Team New Zealand réussissent, nous perdrons tout. Donc nous devons y aller en visant le podium ».

Leigh McMillan, skipper de The Wave, Muscat : « Nous avions dit que nous allions tout donner tout et c’est ce que nous avons fait. Nous avons gagné des manches et je crois que nous avons vraiment retenu la leçon. Nous avons bien marché pendant deux ans et demi et il arrive qu’avec le temps on fasse des erreurs et qu’on trébuche. Le tout c’est de pouvoir s’en remettre. Nous irons à Sydney dans l’objectif de gagner. Plus que jamais ».

Jérôme Clerc, skipper de Realteam second de l’acte de Nice : « Nous sommes très contents de cette deuxième place. On fait une super journée aujourd’hui mais malheureusement on fait notre pire résultat de la journée sur la dernière manche alors que les points comptent doubles. Mais ça fait partie du jeu, on est une jeune équipe et c’est peut être la différence avec Alinghi qui a vraiment une solide expérience de ce type de courses. Il reste donc tout à jouer sur la dernière épreuve de Sydney qui comptera double et qui sera férocement disputée ».

Ben Ainslie, skipper de  J.P Morgan BAR « C’était encore une journée difficile aujourd’hui. Le vent était très changeant et la bagarre sur l’eau était rude. Mais nous avons trouvé nos marques un peu plus facilement et nous avons eu une série de bons résultats qui nous permettent de finir sur le podium donc nous sommes très contents ».

La cinquième place d’Emirates Team New Zealand, leur permettait de conforter leur troisième place au général. Côté français, malgré une très belle première journée, l’équipe de Groupama menée par Franck Cammas n’arrive toujours pas à être régulière et termine 9ème de cette Acte.

Franck Cammas, skipper de Groupama : « C’est frustrant de terminer comme ca sur une régate tordue. Mais je retiens que nous ne cessons de progresser et que nous sommes capables de gagner des manches. Nous sommes aussi plus réguliers, même si ca ne se voit pas encore dans le classement. Je veux aussi féliciter mon équipage car les gars ont été performants. On a très bien manoeuvré, souvent tiré les bons bords. L’ambiance à bord était à la fois détendue et concentrée. Depuis le début de la saison, la majorité des régates se sont courues par petit temps alors que nous sommes naturellement plus à l’aise dans la brise. Avec un peu de chances, il y aura davantage de vent à Sydney au mois de décembre pour la conclusion du championnat. Comptant double au championnat, ca nous permettra peut être de regagner des places au classement général . Nous savions que cette saison en Extrême 40 serait difficile face à des équipes de top niveau qui se consacrent essentiellement à ces régates, ce qui n’est pas notre cas. Mais je suis content car on progresse bien, on apprend beaucoup et c’était l’un de nos objectifs ».

Classement de l’Acte 7 des Extreme Sailing Series™ à Nice après 29 manches disputées et quatre jours de course. (05.10.14)
Position / Equipe / Points
1er Alinghi (SUI) Morgan Larson, Anna Tunnicliffe, Pierre-Yves Jorand, Nils Frei, Yves Detrey 183 points.
2e Realteam by Realstone (SUI) Jérôme Clerc, Arnaud Psarofaghis, Bruno Barbarin, Bryan Mettraux, Thierry Wasem 171 points.
3e J.P. Morgan BAR (GBR) Ben Ainslie, Nick Hutton, Paul Campbell-James, Bleddyn Mon, Matt Cornwell 161 points.
4e Red Bull Sailing Team (AUT) Roman Hagara, Hans-Peter Steinacher, Mark Bulkeley, Thomas Cjakgak, Stewart Dodson 160 points.
5e Emirates Team New Zealand (NZL) Peter Burling, Glenn Ashby, Blair Tuke, Jeremy Lomas, Edwin Delaat 156 points.
6e GAC Pindar (AUS) Nathan Wilmot, Seve Jarvin, Hugh Styles, Tyson Lamond, James Wierzbowski 146 points.
7e SAP Extreme Sailing Team (DEN) Jes Gram-Hansen, Rasmus Køstner, Thierry Douillard, Christian Kamp, Brad Farrand 145 points.
8e The Wave, Muscat (OMA) Leigh McMillan, Sarah Ayton, Pete Greenhalgh, Kinley Fowler, Nasser Al Mashari 143 points.
9e Groupama sailing team (FRA) Franck Cammas, Tanguy Cariou, Valentin Bellet, Arnaud Jarlegan, Devan Le Bihan 143 points.
10e Oman Air (OMA) Rob Greenhalgh, Ted Hackney, Kyle Langford, Hashim Al Rashdi, Musab Al Hadi 138 points.
11e Gazprom Team Russia (RUS) Igor Lisovenko, Phil Robertson, Garth Ellingham, Pete Cumming, Aleksey Kulakov 133 points.

Classement Général des Extreme Sailing Series™ 2014
Position / Equipe / Points
1er Alinghi (SUI) 65 points.
2e The Wave, Muscat (OMA) 57 points.
3e Emirates Team New Zealand (NZL) 49 points.
4e Realteam by Realstone (SUI) 45 points.
5e J.P. Morgan BAR (GBR) 37 points.
6e Red Bull Sailing Team (AUT) 30 points.
7e SAP Extreme Sailing Team (DEN) 28 points.
8e Oman Air (OMA) 24 points.
9e Gazprom Team Russia (RUS) 24 points.
10e Groupama sailing team (FRA) 22 points.
11e GAC Pindar (AUS) 11 points.

24 septembre 2014

Realstone remporte le Grand Prix SAP et s’adjuge la 2ème place du Vulcain Trophy devant Ladycat

La dernière manche du Vulcain Trophy a eu lieu vendredi et samedi dernier à Genève. Alinghi mené par Ernesto Bertarelli avait déjà remporté le championnat lors du grand prix précédant, le skipper avait donc décidé de ne pas participer à cette ultime manche afin de ne pas interférer sur la bataille pour les deux places restantes sur le podium.

Vendredi, seules deux manches étaient courues tardivement dans l’après midi, le vent ayant eu du mal à s’établir, Realstone remportait facilement la 1ère manche grâce à une belle option, comme l’expliquait le régleur de GV, Arnaud Psarofaghis : «la première course s’est très bien passée, on est le seul bateau avec Ylliam-Comptoir immobilier a avoir choisi de mettre le foc. Le vent était suffisamment fort pour le tenter, on est parti sous le vent pour ne pas se faire bloquer et on a contrôlé la flotte en restant dans la pression. Dans la deuxième manche, on s’est fait dépasser au premier bord de portant, on est revenu sur le bord de près mais Veltigroup était devant nous on finit 2ème.» L’équipage de Jérôme Clerc prenait donc une deuxième place sur la seconde manche et prenait quelques points d’avance sur son adversaire direct pour le podium Ladycat powered by Spindrift racing, qui prenait des places de 2nd et 3ème, Veltigroup s’interposait entre Realstone et Ladycat.

Samedi, trois manches étaient lancées dans l’après midi. Realstone ratait sa première manche avec une 7ème place mais se rattrapait ensuite avec une victoire et une 3ème place leur permettant de remporter ce grand prix et la deuxième place du Vulcain Trophy, Veltigroup maintenait la pression avec des places de 2,5, et 5 et conservait sa seconde place de cette épreuve. Zen Too, barré par Fred Le Peutrec effectuait une superbe remontée avec deux victoires de manches et terminait sur la 3ème place de ce Grand Prix SAP.

Ladycat terminait 4ème et prenait ainsi la 3ème place du Vulcain Trophy.

Racing Django réalise son meilleur résultat de la saison avec une 5ème place devant Okalys de Nicolas Grange.

Yliam Comptoir Immobilier était victime d’une collision avec un Surprise qui dématait, le D35 rentrait à la SNG et ne sera grûté le lendemain.

Au classement général, Alinghi remporte donc le Vulcain Trophy devant Realstone, et Ladycat powered by Spindrift racing. Mobimo termine 4ème à égalité de points avec Zen Too.

9 septembre 2014

Alinghi vainqueur du Vulcain Trophy à l’issue de l’avant dernier grand prix de la saison

Le Decision 35 ont couru leur avant dernier grand prix de la saison le week end dernier à Genève. Seules deux manches avaient été lancées le samedi dans un vent changeant, le premier départ était chaotique comme le raconte le n°1 de Veltigroup, Simon Kostner, victime d’une collision sur celui-ci :« On se trouvait derrière Realstone qui a poussé la barre et s’est immobilisé, on n’a pas pu passer à côté, ils font faute. Ensuite on est reparti tribord mais Team Tilt arrive bâbord, on essaye de les éviter, sans succès, on tape aussi et reste bloqué sur la ligne.»
Les deux catamarans de la famille Bertarelli s’adjugeaient les deux premières places du provisoire lors de cette première journée, avec deux victoires pour Ernesto Bertarelli, et deux secondes places pour le bateau de sa soeur Dona. Okalys de Nicolas Grange occupait la 3ème place du provisoire avec deux places de troisième.

L’organisateur et skipper de ce grand prix Nicolas Grange, sera moins à la fête le dimanche avec des places de 6,5 et 8ème, le faisant chuter du podium, Veltigroup effectuait par contre une très belle deuxième journée avec des places de 9, 2 et 1er qui permettait à l’équipage de s’adjuger le premier podium de la saison.
Pas de contre performance pour Alinghi qui remporte toutes les manches du week end sauf la dernière sur laquelle Ernesto Bertarelli ne s’aligne pas, puisque l’équipage était déjà vainqueur du grand prix et du Vulcain Trophy 2014 à l’issue de l’avant dernière manche, belle performance également de Ladycat powered by Spindrift qui prend la seconde place de ce rendez-vous et conforte sa deuxième place sur le podium pour la saison, Realstone est 3ème de celui-ci devant Team Tilt, Mobimo et Zen Too.

Ernesto Bertarelli : «Très content, on remporte toutes les manches, ça n’était jamais arrivé je crois. On a les points nécessaires pour gagner donc on ne court pas la dernière manche. On gagne également le championnat et ça nous permet de garder le trophée, c’était notre principal objectif. C’est la saison Alinghi. On a une équipe qui est ensemble depuis longtemps et Nicolas Charbonnier, le tacticien, s’est très vite intégré. On a des sensations fortes et solides à bords, on va très vite.»

Xavier Revil, barreur de Ladycat powered by Spindrift racing raconte : «Toute l’équipe a super bien régaté. On a navigué aux avant postes du classement, malgré les airs légers et peu stables. On était bien sur les départs qui sont très importants dans ce type de régate, c’était un peu la clé de la réussite ce week-end. Le tacticien et toute l’équipe ont donné le maximum. On veut rester sur le podium du Vulcain Trophy et le prochain Grand Prix sera un grand week-end de course.»

Loïc Forestier, skipper de Veltigroup : « la journée d’hier n’est pas très objective, on n’a pas eu de chance sur la première manche. Aujourd’hui on a navigué à notre niveau. Les efforts qu’on a faits et les entrainements depuis février, commencent à payer. On est une équipe jeune qui progresse, je suis fier de l’équipage car on remonte au classement et on performe contre les cadors. C’est de bon augure pour l’année prochaine.»

Nicolas Grange, barreur et propriétaire d’Okalys. « On est 4éme à égalité de points avec Veltigroup. La cohésion de l’équipage est bonne et la vitesse élevée associée à de bons départs nous a permis de faire de faire deux belles 3ème places hier, on a aussi très bien navigué aujourd’hui. »

4 septembre 2014

Loick Peyron skipper du trimaran solo maxi Banque Populaire VII pour la Route du Rhum

Armel Le Cléac’h, le skipper du Maxi Solo Banque Populaire VII, est blessé à la main et avait été contraint de déclarer forfait pour la Route du Rhum – Destination Guadeloupe 2014.
Le nom de son remplaçant est Loick Peyron, le baulois retrouve donc le team Banque Populaire avec lequel il avait collaboré une saison et avec qui il avait remporté le Trophée Jules Verne à bord du Maxi Banque Populaire V en 2012 (actuel Spindrift 2).

Loïck Peyron, devait initialement s’aligner sur Happy, un plan Newick sistership d’Olympus de Mich Birch, vainqueur de la première édition de la Route du Rhum en 1978, mais le skipper a effectué une navigation d’essai à bord du Maxi Trimaran qui lui a permis de modifier son choix.

Armel Le Cléac’h sera présent pendant la préparation et accompagnera Loïck Peyron afin de l’aider au mieux dans cette préparation, le nouveau skipper n’ayant que peu naviguer en solitaire ces dernières années.
V6

3 septembre 2014

Alinghi conforte son avance sur le Vulcain Trophy

L’équipage d’Ernesto Bertarelli a largement dominé le reste de la flotte des D35 le week end dernier à Versoix et ce dès le samedi avec 5 manches terminées à la première ou à la seconde place, Mobimo et Ladycat powered by Spindrift racing prenaient les 2 et 3èmes places provisoires de cette première journée, qui se déroulait dans un joran instable.
Alinghi assurait la seconde journée, avec 4 manches courues et une cinquième place comme plus mauvais résultat, Ernesto Bertarelli et ses hommes finissaient donc cet Open Nationale Suisse avec 9 points d’avance sur Mobimo de Christian Wahl, à la troisième place de ce grand prix, Fred le Peutrec et l’équipage de Zen Too effectuaient une superbe deuxième journée, qui leur permettait d’effacer les mauvaises manches de la veille (10,7,7) et de ravir la place sur le podium à Ladycat. Les conditions ont été relativement musclées durant ce week end avec des vents jusqu’à 20 noeuds.

Au classement général, Alinghi renforce sa position de leader, Realstone, second se voit menacé par mobimo qui monte en puissance en cette fin de saison et qui n’est qu’à un point de l’équipage de Jérôme Clerc. Ladycat, Team Tilt et Zen Too occupent actuellement les 4,5 et 6ème place à respectivement 2, 5 et 8 points du 3ème, le podium leur est donc encore accessible. Le reste de la flotte est largement distancé et ne pourra figurer aux places d’honneur de ce Vulcain Trophy 2014.

Ernesto Bertarelli, skipper d’Alinghi : « Nous sommes contents du week-end, les conditions d’aujourd’hui étaient encore plus difficiles qu’hier, très changeantes, mais nous avons bien régaté. On met nos adversaires encore un peu plus loin au classement général. Que du positif. »

Christian Wahl, skipper de Mobimo : « Ce week end a été intense et très positive surtout les manches en Joran qui étaient sportives et risquées sur les départs et les passages de bouée.
Les conditions étaient extrêmes, plus de 20 nœuds, il pouvait y avoir des retournements de situation surtout au portant mais pour Mobimo ça s’est très bien passé, on gagne en consistance et performance. »

Fred Le Peutrec, barreur de Zen Too : « Ces deux jours ont été éprouvants et toniques. Les D35 sont très toilés, ces bateaux demandent donc beaucoup de coordination et d’énergie dans les conditions que nous avons connues. Jean-Christophe Mourniac a remplacé Philippe Gildas à la tactique, il connaît très bien le circuit et s’est très vite adapté à l’équipage de Zen Too. »

L’avant-dernière étape du championnat, le Grand Prix Grange, aura lieu le week end prochain, les 6 et 7 septembre au Yacht Club de Genève.

29 août 2014

Armel le Cléac’h forfait pour la Route du Rhum

Le skipper du maxi trimaran solo Banque Populaire VII doit déclarer forfait pour la route du Rhum 2014 dont le départ sera donné le 2 novembre. Armel le Cléac’h est contraint de renoncer à cette transatlantique en course, suite à une blessure a la main ayant entrainé une section tendineuse et d’un nerf, ce qui le contraindra à rester plusieurs mois sans compétition.
Ce forfait tombe au plus mal pour le team Banque Populaire puisque le skipper était parfaitement préparé et disposait du bateau vainqueur de la dernière édition (ex Groupama 3, Franck Cammas). Reste à trouver un skipper de remplacement, le nom de celui-ci devrait être connu la semaine prochaine, plusieurs équipiers du team sont susceptibles de se substituer au skipper titulaire, tout comme plusieurs marins habitués des grands multicoques.

Du côté des concurrents, Sodeb’O Ultim’ de Thomas Coville et Idec de Francis Joyon sont actuellement chez Multiplast pour un chantier avant la course, Thomas Coville dispose déjà de sa qualification qu’il a effectué à son retour de Guadeloupe.

Yann Guichard sur Spindrift 2 est quand à lui en train d’effectuer ce parcours de qualification, après un court arrêt à Horta suite à la casse d’un safran de flotteur consécutif à un choc avec un OFNI. Le bateau devrait également subir un check up en septembre.

En Multi 70, Sébastien Josse, le skipper de Groupe Edmond de Rotshchild est également qualifié, Sidney Gavignet sur Oman Sail et Yann Eliès sur Paprec devront aussi satisfaire à ce préambule dans les semaines à venir.

Team France challenger officiel pour la 35ème America’s Cup

America’s Cup Management a dévoilé il y a quelques jours les challengers qui ont été retenus pour défier le Defender américain : Oracle Team USA pour la 35ème Coupe de l’America.

Les autres équipes sélectionnées sont : les Néo-Zélandais d’Emirates Team New Zealand, les Italiens de Luna Rossa, les suédois d’Artémis et l’équipe de Ben Ainslie.

« Cela fait 18 mois que nous travaillons sérieusement sur ce projet avec Michel, Olivier et une équipe resserrée. C’est difficile mais aussi captivant. Au-delà des aspects technologiques et sportifs qui sont notre quotidien depuis des dizaines d’années, il faut susciter l’adhésion du public, des chefs d’entreprises et convaincre des partenaires. C’est passionnant car ca nous permet de rencontrer de fortes personnalités et des entreprises qui partagent notre ambition. Sans elles et sans le Club Team France qui nous réunit, nous ne serions pas challenger officiel. Merci à eux et merci à tous ceux qui nous rejoindront dans les prochains mois afin de créer les conditions pérennes pour être compétitif dans la voile en équipage et participer régulièrement à l’America’s Cup pour la gagner » déclare Franck Cammas, skipper Team France.

Ces équipes seront officiellement présentées à Londres, le 9 septembre prochain, le lieu de la prochaine America’s Cup pourrait également être dévoilé (Les Bermudes ou San Diego).

Parmi les dernières rumeurs développées :

- La participation de l’équipe de Ben Ainslie serait encore sujette à caution, l’anglais peinant à trouver des fonds après le retrait annoncé de son sponsor prinicipal depuis plusieurs années, le fond d’investissement américain JP Morgan.

- Team France mené par le trio Cammas/Desjoyaux/Kersauson aurait fait appel à Juan Kouyoumdjian pour la partie architecturale, le fracno argentin avait collaboré avec Franck Cammas et remporté la Volvo Ocean Race en 2011-2012. Il avait par ailleurs dessiné les catamarans suédois d’Artemis lors de la 34ème America’s Cup, les deux plans s’étaient révélés très en deçà de la concurrence. Artemis a depuis recruté dans l’équipe VPLP, tandis que Guillaume Verdier fait parti du design team des néo-zélandais.

- L’organisation de l’America’s Cup chercherait à obtenir des avantages de la part de la ville hôte de l’événement et demanderait entre autre la fourniture de 10000 nuitées d’hébergement gratuites pour les invités des sponsors, cette information aurait été dévoilée par la ville de San DIego encore en lice pour accueillir la 35ème édition.

Team France Bande Annonce par TeamFranceVoile

31 juillet 2014

Yann Eliès au départ de la Route du Rhum

Filed under: MOD 70,Multi One Design,Route du Rhum — voilemulticoques @ 19:40
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Yann Éliès participera à la prochaine Route du Rhum sur le MOD70 Parec Recyclage de Jean-Pierre Dick, celui-ci se consacrant désormais à la préparation du Vendée Globe, avec la construction d’un 60′ IMOCA.

Yann Elies, skipper du MOD 70 Paprec : « Je suis un bizuth en solitaire sur l’Atlantique et aussi sur ces bateaux. Les objectifs sont de finir premier des trois MOD 70 en course. Il faudra un peu de chance, c’est-à-dire naviguer à la perfection, avoir un peu de réussite et que les autres en aient un peu moins »

28 juillet 2014

Le Tour de France à la voile passe au multicoque

Filed under: Non classé — voilemulticoques @ 14:17
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ASO, la société organisatrice du Tour de France à la voile a annoncé son choix à l’issue de cette édition 2014, les monocoques monotypes M34 seront donc remplacés à partir de 2015 pour des trimarans  Diam 24.

Ce trimaran dessiné par le cabinet VPLP et construit à Port La Forêt par Vianney Ancelin, tpossède déjà un circuit de régates dont le Grand Prix Guyader, le Grand Prix de l’Ecole Navale, le Raid Emeraude de Saint Lunaire. François Gabart, Vincent Riou, Bernard Stamm, Lionel Lemonchois, Bruno Jourdren ont déjà gouté à ce multicoque, certains d’entre eux étant même engagés officiellement sur ces régates.

L’objectif principal de ce changement de support est de baisser le coût de participation à la baisse, le bateau a un coût à l’achat de 55000€, ce qui est moins que la location d’un M34 à la location annuelle, par ailleurs le nombre d’équipers sera réduit puisque le trimaran sera mené par 3 à 4 personnes.

Jean-Baptiste Durier , directeur du Tour de France :  « Nous avons souhaité partir d’une feuille totalement blanche pour nous laisser un maximum d’opportunités, en ne nous interdisant rien. Le budget de participation à l’épreuve est rapidement apparu comme un point central, tout comme les aspirations de nombreux coureurs à évoluer sur du multicoque, offrant plus de vitesse et de spectacle. Le Diam 24, qui coûte aux environs de 55 000 euros TTC prêt à naviguer, soit trois fois moins cher que le M34, répond entièrement à cette double problématique. Il présente un positionnement budgétaire idéal, permettant de rassembler un large panel d’équipages, des amateurs à de grands noms de la Voile. Ces derniers ont ainsi l’opportunité de naviguer sur un projet complémentaire à leurs objectifs principaux, sur un événement qu’ils apprécient, et qui offre à leurs partenaires de belles possibilités d’activations multi-locales tant sur le Village qu’en terme d’hospitalités VIP, le Tour de France à la Voile présentant par essence un large maillage du territoire via son format de Tournée d’été ». 
Les étapes de ralliement, offshore, seront donc supprimées au profit de  parcours techniques alternernant avec de grands runs, type parcours côtiers.

Jean-Baptiste Durier , directeur du Tour de France :  Nous alternerons deux types de régates dans les villes-étape. Des parcours côtiers, en Jour 1, que nous pourrons adapter en fonction des conditions, et qui permettront de continuer à mettre en valeur les merveilles de notre littoral, et des régates techniques beaucoup plus courtes en Jour 2, qui s’enchaineront au sein d’un stade nautique. Nous avons non seulement la volonté de rapprocher le spectacle de la terre et du public mais aussi de créer l’animation qui permettra à ce public de comprendre ce qui se joue sur l’eau avec un environnement sonore et visuel très travaillé. Le multicoque plait car il peut être extrêmement spectaculaire. C’est aussi ce qui a guidé notre choix » 

Michel Desjoyeaux skipper :

« Le Tour est une référence dans la voile française en équipage, qui a permis à beaucoup de jeunes d’évoluer vers le haut niveau, puis de faire carrière. Le multicoque fait très clairement partie de la culture nautique et technologique française,  qui  se développe enfin à l’international ! C’est une très bonne chose de marier les deux pour relancer la dynamique de ce grand événement. L’objectif, c’est d’avoir plus de bateaux et plus de marins ! Le Diam 24 répond aussi à une souplesse nécessaire dans une épreuve itinérante le long de nos côtes françaises, en tenant compte des impératifs de timing d’animations aux escales ! »

Vincent Riou, skipper du monocoque 60’ PRB :

« Le Diam 24 est un support vraiment fun, sportif, léger qui dépote ! Il y va y avoir du spectacle. Je voulais trouver un autre support en plus de mon 60’. C’est un projet facile à mettre en œuvre avec le Diam 24. La série ne fait que démarrer mais elle attire déjà du beau monde. Et puis le Tour de France à la Voile est une sorte d’institution. Je pense que le Diam 24 peut donner une nouvelle dynamique à l’épreuve. C’est un très beau projet que de faire le Tour en multicoque. C’est une idée qui m’enthousiasme beaucoup ! »

Daniel Souben, skipper de Courrier Dunkerque 3, vainqueur du Tour de France à la Voile :

« Nous sommes dans une période où le Tour rencontre quelques difficultés malgré la qualité du plateau et l’excellent retour médias. Nous manquons d’équipes. Il ne faut pas refuser d’évoluer. La solution retenue devrait permettre à beaucoup d’équipes de venir et va favoriser le mélange professionnels et amateurs. Ce sera un tour différent car nous perdons les offshores. Mais cela va aussi amener des compétiteurs nouveaux et notamment une jeune génération et des personnes issues du multicoque. L’arrivée du Diam 24 est bénéfique tant du point de vue de la communication que d’un point de vue budgétaire. Je n’y vois que du positif. Il faut que tout le monde s’y retrouve. Ce qui est proposé vaut le coup d’être tenté. »

François Gabart, skipper de Macif :

« J’ai fait mon premier tour en 2002 ou 2003 à l’époque où je faisais aussi du Tornado. Le Tour, cela a été pour moi la découverte du large, les régates de nuit, la navigation dans les courants, les passages dans les raz. Mais je trouvais que l’on se trainait un peu sur nos monocoques. Je m’étais dit à l’époque que ce serait top de faire ça avec des petits multicoques ! Donc je pense que l’évolution du Tour de France à la Voile est très très positive. L’avenir de la voile de manière globale, c’est le multicoque. J’en suis intimement convaincu. J’ai acheté un Diam 24 bien avant de savoir qu’il allait devenir le nouveau bateau du Tour. C’est un excellent bateau, très accessible non seulement budgétairement mais aussi en termes de maniement. C’est un bateau sur lequel beaucoup de personnes pourront prendre du plaisir. Cela va rendre le tour plus populaire non seulement en termes de public mais aussi au niveau des participants. Le mélange, c’est la force du Tour ! »

Philippe Presti, double vainqueur de la Coupe de l’America avec Team Oracle (coach cellule arrière) :

« Cela devenait un peu pénible de voir le Tour de France à la Voile avec si peu d’engouement. Pour moi, le Tour a été fabuleux. Je venais du Finn et découvrais la régate en équipage, les navigations de nuit. C’est dommage d’avoir perdu les amateurs, les étudiants… Donc c’est une super idée de faire le Tour en multicoque. Cela devrait relancer la machine. On surfe sur la vague multi, c’est une bonne évolution. Le bateau est facile, safe et accessible. Il correspond au cahier des charges que s’étaient fixés les organisateurs. Cela devrait permettre d’amener une autre population sur le Tour. Au-delà du haut niveau, l’objet du tour est de créer la dynamique pour amener des gens vers le bateau à voile. Je suis sûr que tout le monde s’adaptera au support et prendra du plaisir ».

Billy Besson, membre de l’Equipe de France de Voile Olympique en Nacra 17 :

« L’arrivée du Diam 24 sur le Tour de France à la Voile est intéressante. Je connais l’épreuve pour y avoir participé en Farr 30 il y a quelques années. Ce changement est énorme mais très positif. Le multicoque grandit partout en France et à l’international. Il n’y a qu’à regarder la Coupe de l’America. Donc c’est une évolution qui suit l’ère actuelle. Je pense aussi qu’ajouter du spectacle sur le Tour de France à la Voile est une bonne chose. Avant, nous partions au large et le public nous voyait juste à l’arrivée dans les ports. Là, cela va permettre de mettre les parcours tout près des côtes. Tout le monde va pouvoir en profiter et se passionner pour ces régates. Le Nacra 17, est mixte obligatoirement ; si le Diam 24 peut ouvrir des portes aux filles, c’est très bien. C’est quelque chose à approfondir. Je vais le proposer à Marie (Riou, sa coéquipière en Nacra 17, ndlr), c’est une bonne idée ! »

Jean Pierre Champion, Président de la Fédération Française de Voile :

« C’est plus qu’un changement de support, c’est un changement de format. Je comprends les choix d’A.S.O. C’est une bonne formule pour la promotion de la voile en compétition. Ce sont des régates qui vont parler au public et qui sont facilement explicables. La formule actuelle du Tour de France à la Voile relève de la course au large. C’est une épreuve majeure de la voile française et ça va le rester évidemment. Nous avons une filière de formation des jeunes qui passait par le Tour de France à la Voile. On voit tous les bénéfices de cette filière notamment sur la Volvo Ocean Race sur laquelle naviguent régulièrement des skippers et des équipiers français. Nous allons réfléchir et travailler pour trouver des épreuves pour suppléer le Tour de France à la voile sous son ancienne formule. Quant au Diam 24, c’est dans l’air du temps. C’est un bateau excitant qui va plaire à beaucoup de compétiteurs. Le bateau n’est pas défini en termes de jauge. Il va falloir cadrer les choix si on ne veut pas avoir d’évolutions non-contrôlées, puisque le choix de ce support répond aussi à une volonté de maîtriser les coûts. »

Eric Hainneville, Président de la Classe Diam 24 :

« En tant que président de la classe, l’arrivée du Diam 24 comme support du Tour de France à la Voile génère du stress. Car la barre est mise très haute dès le début. Nous avons une volonté de ne pas décevoir, d’être à la hauteur. En tant que navigant, c’est un super projet. Je trouve que c’est une reconnaissance du multicoque comme un vrai support de navigation. Le multi demande de vraies qualités de navigation. La Coupe de l’America nous a bien aidés pour cette reconnaissance. Avec Vianney Ancelin, nous voulions un bateau à sensations, avec un prix raisonnable, simple et accessible à tous. Nous ne voulons pas courir après la surenchère. Et c’est un vrai challenge. Le bateau va permettre de faire venir d’autres profils de navigants aux côtés des pros. Cela va donner une autre dimension au Tour de France à la Voile. Je trouve que c’est un défi génial. Il y a une confiance mutuelle entre nous les coureurs, la classe et l’organisateur. »

25 juillet 2014

Banque Populaire VII rentre en France, Spindrift 2 en stand by, double transtalantique pour Thomas Coville

Après deux mois de stand by, Armel le Cléac’h a décidé de mettre fin à son stand by concernant le record de l’Atlantique Nord entre New York et le Cap Lizard, ceci afin de mieux préparer la Route du Rhum dont le départ sera donné dans 100 jours.

Les conditions anticycloniques sur l’Atlantique Nord et des glaces situées très sud pour la saison auront eu raison de ce stand by de deux mois. Le skipper du maxi trimaran solo Banque Popualire VII va donc reprendre la mer en direction de Lorient, il mettra à profit cette transat pour parfaire sa préparation puisqu’il n’embarque que Gildas Morvan à ses côtés, celui-ci participera le moins possible à la marche du bateau.

Armel le Cléac’h, skipper de Banque Populaire VII : « Nous nous étions donnés la fin juillet comme date butoir de notre stand by à New York. Marcel van Triest me confirme qu’aucune perspective ne se dessine durant les 8 prochains jours. Il est donc temps pour moi de ramener le maxi trimaran à son port d’attache de Lorient, afin de respecter notre calendrier de préparation à la Route du Rhum. Trois semaines de chantier sont en effet programmées en août, afin de soumettre le bateau à une profonde vérification d’ensemble, suite à ses quatre transats de l’année. Je souhaite naviguer intensément dès les premiers jours de septembre dans la perspective de mon objectif prioritaire, la 10ème édition de la Route du Rhum. Depuis près de deux mois que nous surveillons l’évolution des phénomènes météo sur l’Atlantique, rien de vraiment sérieux ne nous a été proposé, et la présence d’icebergs au sud de Terre Neuve nous aurait contraint à rallonger sérieusement la route. Je quitterai New York sans regret car les conditions de signer un chrono ne se sont pas offertes à nous. Cette nouvelle traversée de l’Atlantique va cependant me permettre de poursuivre mon entraînement en solitaire à bord de Banque Populaire VII. Il me tarde de reprendre mes marques. Gildas Morvan sera à bord pour m’aider en cas de situation difficile, mais il sera avant tout un observateur et c’est seul que j’effectuerai les manœuvres le plus lourdes, en vivant selon un rythme le plus proche possible du solitaire. »

© Yvan Zedda / BPCE

L’autre maxi trimaran également en stand-by, Spindrift 2, restera sur place jusqu’à la mi-août, Yann Guichard et Dona Bertarelli et leur équipage espèrent pouvoir trouver une fenêtre météo dans les trois semaines à venir, dans le cas contraire, le bateau rejoindra aussi son port d’attache breton afin de le configurer pour la Route du Rhum.

Quant à Thomas Coville, autre prétendant à la victoire sur la prochaine Route du Rhum, il est arrivé vendredi en Guadeloupe après une transat en équipage (Jean-Luc Nélias, Loïc Le Mignon, Thierry Briend, Martin Gavériaux et Alexis Aveline l’accompagnaient) sur le nouveau Sodeb’O Ultim, il a repris la mer hier pour le convoyage retour en solitaire, également dans le but de parfaire sa préparation à cette course.

Thomas Coville, skipper de Sodeb’O Ultim :

« Le bateau est très sain et se maitrise facilement. Sodebo Ultim’ passe super bien dans la mer et ne mouille pas beaucoup. Si on navigue très vite à 30 nœuds, le bateau se stabilise facilement même sous pilotes. On a gardé les références des pilotes acquises avec le max-trimaran Sodebo. Les mécaniques et les mécanismes marchent bien, ce n’est pas surprenant car nous n’avons pas d’innovations majeures. C’est vrai aussi que la réalisation et le positionnement auraient pu nous arrêterA vec ce bateau là, j’ai l’impression d’être dans une autre dimension, dans un autre univers. Par rapport au Maxi Sodebo, c’est vrai que tu ralentis quand tu te déplaces. L’inertie d’un bateau de 15 tonnes qui va facilement à 30 nœuds t’emporte quand il accélère ou décélère. Le plus difficile physiquement, ça a été de dormir. C’est normal, c’est une première transat. Il y a de nouveaux sons, une nouvelle sonorité. J’étais forcement très attentif mais ça va s’améliorer. Je vais m’habituer ».

 

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